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 Les récits d'Alcala - partie 4

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chercheur/chercheuse de trésors
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MessageSujet: Les récits d'Alcala - partie 4   Mar 20 Jan - 1:45

Noir.

Alcala s’était réveillée en sursaut, en sueur et la respiration soutenue, haletante. Elle avait ouvert de grands yeux mais ne pouvait rien voir. La seule sensation qui lui vint de prime abord était le froid qui émanait du sol en pierre sur lequel elle était allongée. L’obscurité était telle qu’elle pensait ne s’être pas réveillée.

La peur s’empara d’elle instantanément. Une panique affreuse se propagea en elle. Elle ne trouvait aucun de ses repaires et éprouvait de grandes difficultés à se mettre debout. L’équilibre lui manquait et la tête lui tournait.
Elle tâtonna et fit aller ses mains sur le sol froid jusqu’à trouver un mur, contre lequel elle prit appui pour se relever. Ses jambes étaient en coton et tremblotaient, ses forces l’avaient presque entièrement abandonnée et elle dût stopper son mouvement pour reprendre ses esprits. Elle portait toujours ses vêtements mais son arc lui avait été enlevé, ainsi que ces dagues et ses flèches.

Alcala tendit l’oreille mais n’entendit rien. Elle se mit alors à arpenter la pièce en longeant le mur, partant sur sa gauche, gardant toujours en contact les parois froides qui semblaient composer la pièce mystérieuse dans laquelle la jeune Hobbite se trouvait. Elle en fit rapidement le tour, non sans trébucher à plusieurs reprises, et arriva à la conclusion qu’elle se trouvait dans une cellule. Les quatre murs et le sol étaient faits de pierres froides, presque glacées et elle supposait qu’il devait en être de même pour le plafond. Et une lourde porte de métal était encrée dans l’un des murs, fermée de l’extérieur. Toutes ces conclusions furent faites à l’aveuglette et à tâtons car, pas un seul rayon de lumière ne passait à l’intérieur de la cellule.

Ne se laissant pas submergée par la peur et le désespoir, Alcala alla s’asseoir dans ce qui semblait être le fond de la cellule, contre le mur à l’opposé à la porte et se mit à réfléchir.

Où était-elle et comment était-elle arrivée là ? Que lui était-il arrivé ?
Ces souvenirs étaient flous et elle ne parvint pas à se rappeler grand chose. Si ce n’est qu’elle avait reçu un ordre de mission particulier, mais il s’agît là de tout ce que sa mémoire voulut bien lui rendre.

Un très long moment s’écoula depuis son réveil. Elle ne put dire combien de temps exactement. Des heures ? Et depuis combien de temps était-elle là ? Des jours ?

Tout d’un coup, alors qu’elle commençait à s’enfoncer à nouveau dans le sommeil, Alcala entendit des pas et des éclats de voix et de rire qui venaient de l’extérieur de la cellule. Elle se leva tant bien que mal et longea les murs jusqu’à la porte où elle colla son oreille pour écouter et mieux entendre.

Du Parler Noir !
La jeune Hobbite, prise de vertiges, se laissa gagner peu à peu par une certaine appréhension d’être enfermée dans une cellule de l’ennemi. Elle voulut s’éloigner le plus possible de cette langue abominable qui lui donnait mal à la tête et retourna s’asseoir contre le mur du fond. Elle ramena ses genoux près de sa poitrine, les entoura de ses bras et laissa retomber doucement sa tête. Et elle pleura, seule qu’elle était, loin de sa mère et de son père, et de son compagnon Deorolm et de ses amis de la Confrérie. La pensée que personne ne pouvait savoir où elle se trouvait s’imposa à elle et elle en pleura d’avantage.

Soudain, la porte métallique s’ouvrit d’un coup sec, ce qui fit sursauter Alcala. Une lumière vive infiltra la pièce qui aveugla la jeune Hobbite dont les yeux s’étaient habitués à la lourde obscurité ambiante. Mais elle put tout de même voir deux silhouettes s’avancer vers elle tandis qu’une troisième restait sur le pas de la porte. Aucun doute n’était possible : les deux silhouettes qui venaient en sa direction étaient des orques ! L’un des deux prit la jeune Hobbite sans ménagement et la souleva du sol pour la mettre contre sa taille et la transporter comme un vulgaire sac. L’odeur de son geôlier lui emplit les narines et manqua de la faire vomir. Les orques s’en aperçurent et se mirent à rire.

Les yeux de la pauvre Alcala ne s’étaient toujours pas habitués à la luminosité alors qu’ils arrivaient à l’extérieur après plusieurs minutes de marche à travers de sombres corridors.
Elle fut jetée par terre au beau milieu d’une troupe d’orcs qui riaient aux éclats. Tout autour d’elle était flou et une lumière orangée emplissait les alentours.

Un orque, plus imposant que les autres, cracha un ordre guttural qui fit frémir ses congénères et leurs rires stoppèrent instantanément. Alors le geôlier d’Alcala la reprit à sa taille pour la balancer dans une sorte de grande cage montée sur des roulettes et tirée par d’étranges bêtes. Ses yeux se réhabituaient peu à peu à la luminosité ambiante et elle put voir qu’elle était entourée d’autres Hobbits, pitoyables à voir, en haillons, le teint grisâtre et la mine décharnée. Et au fur et à mesure que la carriole avançait, les souvenirs d’Alcala refirent surface.

Son ordre de mission avait été simple, elle devait éliminer un important chef d’une troupe d’Angmarims qui se trouvaient non loin du paisible village d’Aughaire. Sa mission fut menée à bien et avec beaucoup de succès, cependant, sur le chemin de retour vers Aughaire, elle avait aperçu une troupe d’orque qui se dirigeait vers l’Est avec une bonne quinzaine de Hobbits enchaînés qu’ils faisaient avancer à pas traînants. Intriguée et outrée par ce spectacle, Alcala se mit à suivre discrètement cette troupe à travers Thorhad, les marais d’Angmar. La troupe semblait se diriger vers Maetha. C’est en ces lieux que les orques possèdent plusieurs campements avec pour fonction de couper du bois qui servait pour tous les méfaits de l’Angmar. Et après presque 6 jours de marche, il s’avéra qu’elle avait vu juste.

Alcala se dissimula dans les bois pour tenter de comprendre pourquoi des Hobbits étaient amenés en ces lieux, bien qu’elle avait une petite idée sur la question. Et la réponse qu’elle obtint ne lui plut guère : les Hobbits étaient amenés là en tant qu’esclaves, pour abattre et couper les arbres à la place des orques. Inutile de préciser qu’ils étaient plus que maltraités : fouettés, frappés, brûlés, à peine hydratés et encore moins nourris. Ce fut plus que ce qu’Alcala put supporter. Elle avait alors décider d’attendre la nuit pour agir et délivrer les pauvres Hobbits. Elle réussit à déjouer la vigilance des gardes sans problème, mais, alors qu’elle était en train de crocheter la serrure de la cage ambulante des Hobbits, l’un d’eux se mit à hurler et donna l’alerte. Les orques se ruèrent instantanément sur Alcala et la dernière chose dont elle se souvint fut une douleur fulgurante sur son crâne et puis plus rien.

Noir.

Et voilà qu’elle était à présent, elle aussi, enfermée dans cette cage ambulante, entourée de Hobbits qui faisaient peine à voir. Et, lorsqu’elle se retourna pour voir d’où ils venaient, elle fut horrifiée de voir qu’ils étaient sortis de Carn Dum. Elle manqua de défaillir une nouvelle fois mais se reprit assez vite et rassembla ses idées. Préférant se montrer pragmatique et voulant trouver quelque chose pour occuper ses pensées, elle tenta de réfléchir à une solution pour s’évader. D’après ce qu’elle pouvait voir, ils prenaient la direction du Sud-Est, autrement dit, elle retournait de là où elle venait, et il était dans l’intention de ses ennemis de la mettre à la corvée bois.

Soudain, quelque chose pénétra son esprit et s’insinua au plus profond de son être. Un mal de tête lancinant s’empara d’elle et une présence malfaisante se fraya un chemin jusque dans son esprit et vint caresser son âme. Elle entendit une voix douce, mélodieuse et machiavélique à l’intérieur de sa tête et elle se tordit de douleur, allongée dans le cage. Elle hurlait et suppliait les autres Hobbits de l’aider, mais pas un ne bougea, tous la regardèrent se tordre de douleur sans broncher. Une vision de sa mère s’imposa alors à elle dans son esprit et une image de sa plus tendre enfance refit surface, du temps où ses parents et elle étaient encore réunis et heureux. Des larmes lui coulait des yeux alors qu’elle appelait doucement sa mère à l’aide dans son tourment.
L’image de sa mère fut ensuite remplacée par une vision de son père, floue et incertaine. Derrière des barreaux, lui aussi, le teint gris et les yeux vitreux, bougeant à peine. Il ouvrait frénétiquement la bouche mais Alcala ne pouvait comprendre ce qu’il tentait de dire jusqu’à ce qu’elle s’aperçoive qu’il appelait à l’aide. Cette vision s’évanouit alors que la douleur ressentie par Alcala devenait insupportable et se propageait dans tout son corps et dans tout son esprit. Elle sentait que quelque chose tentait de s’emparer de son âme, de l’envelopper d’un voile obscur. Elle hurla de plus belle, porta ses mains à son crâne et était agitée de soubresauts. La voix s’insinuait toujours plus profondément dans son esprit, elle sondait son âme à la recherche de la moindre faiblesse. Et elle finit par la trouver.

Dans des derniers soubresauts et des derniers hurlements atroces, les yeux d’Alcala se mirent à virer à l’orangé, comme si ses pupilles s’enflammaient, avant de devenir noires. Et dans une dernière convulsion, la voix disparut, emportant avec elle la douleur et toutes les visions d’horreur qu’elle avait pu voir.

A ce moment précis, une flèche, tirée depuis les ombres vint se ficher dans le corps d’un orque qui s’effondra, sans vie au pied de la cage. Et c’est une troupe de 10 mages des Peuples Libres qui sortit des ombres pour se lancer à l’assaut des orques qui escortaient la cage des Hobbits. S’ensuivit un combat acharné où les éclairs et les éclats de lumières s’abattaient de toute part sur les abominables esclavagistes. Des ombres sortirent aussi une compagnie de corbeaux, d’ours et de lynx qui se ruèrent sur les orques. Les épées s’entrechoquaient avec les bâtons des mages et les cris de guerre se mélangeaient. Du feu jaillit et les éclairs de lumière se firent toujours plus intense. La cage fut renversée dans la mêlée et la serrure se brisa. Alcala saute sur l’occasion pour quitter cet endroit trop confiné et dit à ses congénères d’en faire de même. De prime abord, aucun ne bougea. Puis il en fut un qui se risque à poser le pied en dehors de la cage, vite rejoint par les autres. Mais à la grande surprise d’Alcala, ils se mirent tous à courir vers le Nord, en direction de Car Dum. Elle tenta de les retenir mais l’un d’eux la frappa au visage et la jeta violemment au sol, lui crachant qu’elle n’était pas des leurs. Dans l’incompréhension, elle resta assise par terre, regardant ses congénères partir vers une mort certaine et c’est alors qu’une main délicate vint se poser sur son épaule.
Elle se retourna promptement et fut agréablement surprise de voir le visage étincelant de Lorminam, le frère de sa défunte amie Ylanai.


Dernière édition par Alcala le Dim 25 Jan - 21:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les récits d'Alcala - partie 4   Dim 25 Jan - 13:53

J'adore l'écriture !!! Très joli passage, je me précipite sur la suite
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