Les Pilleurs de l'Ombre
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 Les Enfants de Fornost : épisode V

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cambrioleur/euse débutant/e
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MessageSujet: Les Enfants de Fornost : épisode V   Mer 18 Mar - 21:27

Riddor avait chevauché toute la journée, caché entre les arbres, son campement était à l'abri des regards et de sa position, le rôdeur pouvait observer le Dernier Pont. La Trouée des Trolls ne figuraient pas dans ses régions favorites, trop d'araignées, trop de vers, trop de...trolls. Bien sûr il connaissait le refuge de Fondcombe mais il avait mauvaise réputation là-bas, allez savoir pourquoi.
La clarté des flammes commençaient à diminuer et Riddor sentait la fatigue l'envahir doucement. Il piqua du nez et s'affala contre un sapin. Son sommeil fut traversé par d'étranges rêves, où des demoiselles elfes en bikini rencontraient des trolls jardiniers et où l'Angmar devenait un parc d'attraction. Il se réveilla brusquement, persuadé d'avoir entendu un bruissement, en fait, une silhouette féminine se tenait assise devant lui, elle le regardait. Quand elle réalisa que le rôdeur avait les yeux ouverts, elle le sermonna :

« Voilà un rôdeur qui ne paye pas de mine !

- Mhm...toi ?!

- Oui moi ! C'est moi que tu dois rencontrer, imbécile !

- C'est pas vrai...

- Hé si, désolé.

L'homme en vert était contrarié, Gilserk s'était foutu de lui. Le nain lui avait demandé de rencontrer un émissaire de la Lorien pour conclure une bonne fois pour toute cette alliance militaire mais il avait omis de préciser le nom de l'émissaire. Riddor la connaissait, ils avaient eu une relation il y a bien longtemps, une relation qui hantait encore ses nuits les plus noires :

- Tu l'as fait exprès je suis sûr !

- Quoi ? Non ! Enfin un peu...allez c'est pas si grave quoi !

- Tu m'as fichu dehors !

- C'est toi quoi voulait partir !

- Tu as jeté mes affaires dans le Celebrant !

- Rien que des vieux trucs !

- Tu as empoisonné mes provisions !

- Elles étaient déjà dégueu !

- Tu as mis un contrat sur ma tête à Ost Forod !

- Pour très cher !

- Tu m'as interdit d'accès la Forêt Noire !

- C'est toi qui m'a largué !

- J'avais mes raisons !

- Tu voulais juste rejoindre cette confrérie de minables.

- C'est pas des minables ! Ils se battent eux ! Ils ne restent pas cachés dans leur forêt d'or !

- Tu insinues quoi là ?

- Je n'insinue rien !

- Si si ! Tu insinues, tu as la tête du rôdeur qui insinue.

- File-moi cette paperasse et fous-moi la paix !

- La paperasse ? Quelle paperasse ?

- Hé bien les documents, le contrat pour l'alliance !

- Les...Il y avait des documents ?

- J'y crois pas !

- Attends ! Je peux t'expliquer !

- Chut, j'ai entendu un gémissement !

- C'est le vent !

- Non.

Riddor se dirigea vers un tas de feuille morte, le bruit se répéta, plus net. Le rôdeur plongea sa main dans les feuilles et sentit quelque chose de froid et de mou, il saisit sa trouvaille et tira vers lui. Le corps d'un elfe en caleçon se révéla au regard ébahi de Riddor, il avait été ligoté et bâillonné. Le rôdeur le délivra pendant que sa compagne sifflotait d'un air innocent. En un instant, l'elfe la pointa du doigt en accusant :

- Je suis l'émissaire de la Lorien ! Cette folle m'a assommé et a pris mon armure ! Heureusement j'avais mis les documents en lieu sûr ! Se félicita-t-il en glissant sa main dans son caleçon pour offrir à un Riddor désabusé les précieux écrits de Galadriel.

- Ivyza...qu'as-tu fait ?

- Ecoute, j'ai bien réfléchi et je voulais te voir, peut-être que j'ai jugé trop rapidement cette confrérie et...

- Vous devez l'arrêter ! Cette femme est dangereuse !

- Mais laissez-moi tous ! Bande de démons aux oreilles pointues ! Et allez vous habiller !

- C'est elle qui a mon armure !

- C'est juste, Ivyza, rends-lui son armure !

- Quoi ? Mais c'est hors de question ! J'ai presque rien en dessous !

- Rends-lui son armure ou je te laisse te débrouiller avec Galadriel, tu lui expliqueras toi-même cette histoire !

- Tout ça pour me voir me déshabiller...

- Ne rends pas les choses plus difficile s'il-te-plaît !

La jeune elfe s'exécuta en pestant, elle retira d'abord sa capuche noire qui révéla une belle chevelure brune, un visage pâle et parfaitement dessiné et des yeux sombres et profonds. Elle continua de se dévêtir alors que le rôdeur et l'émissaire tentaient vainement de se concentrer sur autre chose, comme l'activité des écureuils ou le forage frénétique des grifferoches. L'elfe balbutia :

- Sinon, fait beau en Evendim ? Pas trop dur ?

- On s'en sort on s'en sort, et chez vous ? Dol Guldur ? Tout ça tout ça ?

- On s'en sort on s'en sort...

Ivyza jeta l'armure aux pieds de l'émissaire en jurant, sa figure vira pivoine et il murmura d'inutiles remerciements, d'un pas agile, la demoiselle alla chercher son sac de voyage et en sortit ses propres affaires qu'elle enfila rapidement, toujours devant ses deux camarades :

- Voilà ! J'espère que ça vous a plu surtout ! Les mecs tous pareil !

- J'espère que tu ne recommenceras plus !

- Juste...

- QUOI ?! Hurlèrent Ivyza et Riddor en même temps.

- Ces sous-vêtements en mithril, c'est une mode ? Parce que ma femme...

- Foutez le camp.

- Pardon ? Mais l'alliance...

- L'alliance est acceptée, le contrat nous convient, foutez le camp.

- Avec les compliments de dame Galadriel ami dunedain ! Dit l'émissaire en s’enfuyant dans la forêt.

- Et moi ?

- Quoi toi ?

- Tu ne me chasses pas ?

- Tu as vraiment organisé toute cette mascarade pour me revoir ?

- Je voulais avoir de tes nouvelles.

- Tu aurais pu simplement m'envoyer une lettre...

- Mais tu ne m'aurais pas répondu.

- Tu as raison.

- On allume un feu ?

- Oui. »

« Ithrilandia...viens à moi Ithrilandia...viens à moi et retrouve-nous...Ithrilandia... »

La jeune femme se réveilla en sursaut, persuadée que quelqu'un avait pénétré son esprit. Les maléfices de Carn Dum commençaient-ils déjà à faire effet sur sa perception ou s'agissait-il d'autre chose ? Seul un mage pouvait répondre à cette question mais Aegharneris était parti au loin avec Gilserk, pour sauver Horukya. Ithrilandia était parvenue à piquer une armure neuve et une grande épée brillante dans l'entrepôt de Tuppers, qui pestait à  l'infirmerie. Elle aurait tout donner pour se trouver à des milliers de kilomètre de Pont-à-Trétaux, loin des orques et des Pilleurs de l'Ombre, auprès de ses parents adoptifs et des connaissances Gondoriennes, à faire les boutiques et à scruter les sorties de Faramir devant la Tour Blanche. La jeune femme soupira, on commençait à s'éveiller dans les tentes voisines, l'heure de la bataille approchait. Elle s'habilla et sortit, Yannchatila vérifiait ses flèches en plein milieu du campement pendant que Welarmis cherchait son courage dans une bouteille de rouge et que Deorolm terminait son livre. Prymm surgit de sa tente dans une robe que la capitaine n'avait encore jamais vu, Dibbo attendait ses amis en jonglant avec ses bourses alors qu'Arwood arrivait pour les saluer avant le combat :

« Camarades, je vous souhaite bonne chance dans le merdier ! Revenez-nous en un seul morceau et victorieux, montrez à ces faces de cauchemar, ces barbares, ces vandales, ces ahuris, ces énergumènes, ces monstres, de quel bois on se chauffe nous les hommes de l'ouest ! On se laissera pas faire juré ! Ils vont prendre cher cette bande de saligauds, de chiens de guerre, de forbans, de...

- D'accord d'accord Arwood, on a pigé, on fera de notre mieux. Assura Yann d'une voix cassée.

- Bon, si jamais il vous arrive un truc, sachez qu'on pensera fort à vous ici au camp hein ? On vous vengera et tout !

- Merci, c'est encourageant.

- Allez, il est l'heure, les gardes vont vous ouvrir la voie, une fois que vous aurez passé le pont, vous serez seuls ! Gardez courage, pas de pitié pour les orques et attention aux parjures ! »

C'est ainsi que le rôdeur Yannchatila et sa compagnie quittèrent l'abri agité de Pont-à-Trétaux pour se diriger dans les terres sauvages et ravagées des Hauts-du-Nord. Ils durent se faire discret sur le chemin car les patrouilles d'orque étaient nombreuses, elles recherchaient justement les aventuriers pour les capturer, les dépouiller et en faire des esclaves de l'Angmar, un destin que personne ne souhaitait même à son pire ennemi. Ithrilandia avait le moral au niveau des talons et son regard se perdait dans le gris du ciel, du sol et de l'horizon, s'attardant quelque fois sur le corps brutalisé d'une fermière ou sur la carcasse ravagée d'un soldat, tout allait vraiment très mal ici, elle se lamenta :

« La terre est sèche, l'air est nauséabond et l'hiver vient ! »

Le seul endroit déserté par les orques était les champs de Fornost, une ancienne forteresse d'Arnor hantée par ses gardiens ancestraux, parjures à leur roi et maudits, aujourd'hui serviteurs de l'Angmar. Un endroit que personne de censé ne viendrait visiter avec ou sans armure, épée et carte de presse. Ces champs stériles rendaient le barde Welarmis particulièrement maussade et nerveux, c'est là qu'il avait vécu sa plus désagréable aventure et qu'il avait retrouvé Riddor encore bébé, ainsi qu'une fillette aujourd'hui disparue*. La confrérie connaissait cette histoire mais il la conta à Ithrilandia qui trouva ce récit très étrange, cette petite fille dans ce drap bleu lui rappelait son porte- bonheur qu'elle n'avait jamais quitté. Cela la rendit encore plus triste que d'habitude.
La compagnie marcha longtemps dans les champs sans rencontrer signe de vie, ou de mort, la fatigue les faisait geindre et les rendait insupportable aux oreilles de Yannchatila, il ordonna une pause dans une petite bâtisse en ruine. Prymm et Welarmis en profitèrent pour faire cuire un lapin et quelque pommes de terre, la hobbitte y rajouta une cuiller à café de sel dans l'eau bouillante, un peu d'herbe odorante pour raffiner le goût du lapin, elle fit mijoter des légumes verts dans une petite casserole en les poivrant légèrement, sortit une poêle pour faire frire deux œufs et un poisson de rivière, éplucha un oignon pour garnir les légumes, déballa une tarte aux pommes, trois religieuses au chocolat et un cake pour le dessert, une bouteille de blanc sec et de pinot noir pour accompagner tout ça ainsi qu'un peu de café d'Enedwaith pour faire passer le tout. Ce repas frugal et miséreux eut bien du mal à raviver la flamme de l'espoir chez les aventuriers, pour tout dire, Welarmis n'eut même pas le cœur de finir sa part de tarte. Les Pilleurs commencèrent à plier bagage quand une voix rauque et sinistre se fit entendre :

« Par la Couronne de fer ! Moi Gatrzbukrtz je vous déclare prisonniers de Carn Dum ! Vous êtes encerclé par mes guerriers orques et angmarims ! Déposez vos armes et sortez de votre trou ou mes archers feront feu !

Deorolm leva la tête et put constater l'horreur de la situation, le brouillard de Fornost commençait à se dissiper alors qu'une terrible armée ténébreuse se révélait aux yeux des Pilleurs de l'Ombre ! En effet, il y avait là de quoi raser Pont-à-Trétaux dix fois et facilement, les doigts dans le nez quoi. Le chef des orques était terrible, grand comme un mangolier, épais comme un bœuf, méchant comme un drake, cruel comme un ver, perfide comme un gobelin, intelligent comme une huître, pour sûr : tout était perdu. Yannchatila se tourna vers ses compagnon et s'exclama :

- Ne vous inquiétez pas ! J'ai une stratégie pour...

- Chacun pour soi ! Hurla Welarmis avant de s'enfuir en courant et en zigzaguant dans la brume, très vite imité par ses compères.

- Pfff...revenez ! Attendez quoi ! Hé merde ! Jura Yannchatila avant de se faire assomer par un troll d'assaut.

- C'est malin Gatrzbukrtz, vous les avez fait fuir avec votre tête d'ours mal léché ! On va perdre un temps fou pour les retrouver maintenant !

- Lâchez-moi la grappe avorton d'angmarim ! Ils ne sont pas une menace et nous avons capturé leur chef ! Occupons-nous plutôt de Pont-à-Trétaux maintenant !

- Hors de question d'attaquer sans le chef de ces parjures à nos côtés ! Où est-il d'ailleurs ?

- Riamul ? On m'a informé qu'il ne viendra pas, il s'est fait porter pâle je crois.
Encore à cause de cette stupide prophétie ? La légende de ces enfants magiques lui donne encore de l'espoir, il pense que ses gosses le sauveront du joug du Roi-Sorcier !

- Le fou ! Rien ne peut échapper au contrôle de l'Oeil !

- Buvons à ça ! Et torturons le rôdeur !

- Ho oui ! J'adore torturer !

Ithrilandia courrait sans s'arrêter, elle ne voulait pas penser au sort du pauvre Yannchatila mais plutôt se concentrer sur sa propre survie. Le son des bottes orques se rapprochait et les cris brutaux et barbares de ces créatures faisaient bien comprendre à la capitaine qu'ils n'avaient pas l'intention de prendre le thé avec elle, et puis de toute façon, elle avait déjà mangé. En plus des orques, de sinistres ombres apparaissaient dans la brume, c'était des guerriers d'antan, terrassés par la guerre et rattrapés par leur déshonneur. Ces formes lugubres et macabres rappelaient à Ithrilandia son destin inéluctable, de plus ses forces s'épuisaient et les monstres étaient presque sur elle, la capitaine voulut se retourner et faire face à ses ennemis quand le sol moussu se déroba sous son poids et l'aspira dans les ténèbres des profondeurs de Fornost...



« Riddor...retrouve-la Riddor, retrouve-la pour moi...

- Retrouver quoi ?! Cria le dunedain en se réveillant brusquement.

- Ma culotte, je ne sais pas ou je l'ai envoyé.

- C'est toi qui a parlé ?

- Je n'ai rien dit ! Tu entends des voix maintenant ? Va consulter chéri !

- Je ne suis pas ton chéri, et tu devrais arrêter de te dévêtir sans cesse !

- Cette fois c'est toi qui m'a déshabillé !

- C'est bon je me tais ! J'ai simplement rêvé, c'est tout.

- Je vais te faire chauffer quelque chose, ça te requinquera.

- Non laisse, je vais le faire...

- Ho monsieur est un vrai gentilhomme maintenant !

- Va enfiler quelque chose au lieu de me railler !

- Hé sinon je pensais...ha la voilà...je pensais à ce qu'on pourrait faire aujourd'hui, j'ai un peu de temps devant moi, quelque jours. On pourrait aller à Fondcombe et passer un petit séjour tranquille, rien que nous deux, non ?

- J'ai d'autres choses de prévues.

- Comme quoi ? Vagabonder avec tes Pilleurs ? Laisse-moi rire !

- C'est la guerre Ivyza ! Mon peuple se bat et meurt au nord ! Et toi tu veux passer un séjour à Fondcombe ? Voilà bien les elfes...

- Hé ! Si ton peuple n'était pas si facile à corrompre, on en serait pas là !

- Quoi ?! Je t'interdis de...

- Arrête de faire comme si le monde n'attendait que le retour de l'Arnor ! La vie est rude en Lothlorien aussi ! Les orques nous cernent de Dol Guldur à la Moria ! Tu crois que tu es le seul à te battre ? Moi aussi je me bats figure-toi ! Moi aussi j'ai vu des amis mourir ! Et ce n'est pas parce que je suis une elfe que je n'ai pas besoin de réconfort !

- Du réconfort ? Je n'ai pas de réconfort à t'offrir.

- Je le sais, tu es froid et méfiant, comme tout les rôdeurs, mais...

- Mais quoi ?

- Rien, retourne dans ta montagne si tu ne veux plus de moi, adieu.

- Attends ! Je ne voulais pas...Ivyza écoute-moi, je ne suis plus comme avant, Aragorn est de retour et les prophéties vont se réaliser ! Les miens ont besoin de moi, je ne peux pas veiller sur l'Eriador et sur toi en même temps.

- Je n'ai pas besoin que tu veilles sur moi merci ! Je veux juste qu'on se batte ensemble comme avant, le temps d'une aventure quoi ! Ta confrérie peut bien se passer de toi un moment non ?

- Je ne sais pas...

- Allez ! Il y a des tas de trucs intéressants à faire dans la région ! Ou alors on pourrait...

- AU SECOUR ! A L'AIDE !! PAR LA BARBE DE THORIN !!!

- Je crois qu'un nain a besoin de notre aide Ivyza !

- On ne va quand même pas aider un nain ? Je t'ai dit qu'il y avait plein de trucs intéressants à faire !

- Allons-y !

Les deux guerriers s'équipèrent rapidement et se précipitèrent vers l'origine des cris, un nain en épaisse armure était en mauvaise posture, attiré par un filon de pierres précieuses, il avait réveillé une vingtaine de grifferoches qui sommeillaient dans la caverne. Le petit être était encerclé par ces horribles monstres et sa hache était hors de portée. Riddor voulait attirer les animaux loin de leur proie mais avant qu'il ne puisse réagir, Ivyza bondit comme une tigresse, cribla une première cible de flèches, disparut, reparut derrière un grifferoche pour l'égorger avec sa dague, en pourfendit un autre de son épée et poussa les rescapés à la fuite. Sauvé, le nain se précipita dans les bras de Riddor en clamant :

- Merci ! Mille fois merci ! Sans vous j'étais perdu ! Je suis à votre service à présent mon ami !

- Mais...

- Vaincre ces monstres seul ! Vous avez du courage pour un homme !

- Enfin je...

- Dit donc toi ! Je te dérange ?

- Juste ciel ! Une elfe ! Quelle terrible journée ! Pourquoi le sort s'acharne ainsi !?

- Je t'ai sauvé la vie minable !

- Quelle horreur ! C'est vrai ! Je dois la vie à une elfe ! Je ne peux pas...non...

- Mais il m'énerve celui-là ! Tu pourrais au moins cracher ton nom !

- Ackdoin, fils d'Hemmroid le Sanglant, des Monts du Fer, Gardien de la Porte Sombre, Champion des gobelins mesquins, Pourfendeur de...

- On a compris, ça va ! Que fais-tu dans cette contrée ?

- Je rentrais chez moi, en Erebor !

- Tu es bien loin de chez toi, ami nain.

- Je le sais ami rôdeur, mais le roi Daïn m'avait chargé d'une mission importante qui s'est soldée par un échec, je devais en faire part  à mon seigneur et ne plus jamais quitter la mine ! On est cerné par les abrutis dans ces bois !

- Merci...

- Quelle était cette mission ?

- Ho ! On m'avait envoyé creuser dans la forêt, pour trouver du mithril, mais les recherches se sont révélées infructueuses, j'ai été chassé de mon campement par les elfes de Fondcombe ! D'odieux personnages !

- Mais bien sûr !

- Continue, je t'en prie.

- Ensuite j'ai dû m'enfuir, nager avec les grenouilles et on m'a refusé une bière, c'est donc assoiffé et énervé que vous m'avez découvert dans cette grotte, au seuil de la mort, mourir sans bière au fond de l'estomac, quelle horreur...

- Ivyza, donne un peu de ta gourde à ce pauvre nain.

- Plutôt crever !

- Fais un effort !

- Rooh tiens voilà ! Et étouffe toi avec !

- Je vous remercie de votre bonté, rôdeur !

- Quoi ?! Cette fois ça suffit !

- Vous allez vraiment retourner en Erebor ?

- C'est peut-être un peu dangereux par les temps qui courent, c'est vrai.

- Non non ! Qu'il s'en aille se faire empaler par un Nazgul !

- Vous pourriez m'accompagner en Ered Luin, de là, je suis sûr qu'on fera parvenir un message à Daïn.

- On va en Ered Luin maintenant ? Pourquoi faire ?

- Parce que je retourne chez les Pilleurs, si tu veux te battre à mes côtés, suis-moi, ou retourne en Lorien.

- Mais Riddor, je ne peux pas...

- Les Pilleurs ? Vous êtes un chasseur de trésor ?

- Je vous expliquerez en chemin Ackdoin !

- Et il nous accompagne en plus ? C'est hors de question ! Je refuse de... »

Mais Riddor et son nouvel ami à longue barbe avaient déjà pris la direction de l'ouest, vers Bree et le Palais de Thorin. Ivyza hésita un instant, son regard se dirigea dans la direction opposée, chez elle, puis elle regarda Riddor qui s'éloignait. Elle soupira et rattrapa ses deux compagnons en jurant.





Ithrilandia émergea de son coma, mais elle ne voyait toujours que du noir, la pauvre capitaine avait atterri dans une obscure caverne oubliée, elle avança un peu à quatre pattes, tâtonnant devant elle, de peur de se cogner. Soudain, rencontrèrent un petit objet rond et dur, elle le fit tourner entre ses doigts et remarqua qu'il s'agissait d'une noisette. Intriguée par cette étrange trouvaille, elle le glissa dans sa poche. Elle prit le risque de se lever doucement et réalisa que le plafond était assez haut. Elle ouvrit son sac de voyage et en sortit un briquet, la flamme était petite mais elle indiquait à la jeune femme que la grotte se prolongeait droit devant elle, rassurée d'avoir un but, elle décida d'explorer l'endroit. Elle finit par déboucher dans une cavité plus vaste et plus humide, de menaçantes stalactites pendaient au-dessus de sa tête alors qu'autour d'elle, la roche prenait des formes diverses et variées, mais cela n'intéressait pas Ithrilandia. En effet, des grattements semblaient provenir de coins obscurs ce qui l'inquiéta beaucoup, elle crut même entendre une sorte de glapissement. Ithrilandia n'était pas seule dans cette caverne oubliée, ici, à l'abri des spectres et des orques, ici, dans les profondeurs de la terre, sous Fornost, ici vivait Scratch. Personne ne savait de quelle contrée étrange Scratch s'était échappé, personne ne se doutait en fait de son existence mais Scratch était bien là, tapi dans l'ombre, méfiant et farouche, toujours à la recherche de son but ultime, son trésor, son précieux, sa noisette. Ithrilandia ne savait rien de tout cela, elle pensait à une fourberie orque ou a un sortilège spectral, mais pas à un écureuil décrépi. Pourtant, il finit par descendre de sa cachette, murmurant dans le noir :

« Qu'est-ce que c'est mon trésor ? Qui vient nous rendre visite ?

- Qui...qui va là ?

- Hooo une jolie humaine, de la chair vivante pour changer.

Ne vous approchez pas ! Cria-t-elle en allumant son briquet, c'est là qu'elle remarqua la petite créature poilue à la queue grise et touffue, aux yeux énormes et au museau démesurément long pour un rongeur.

- Hoooo elle a de la lumière ! Pas si fort ! Les ombres pourraient s'en apercevoir !

- Mais...tu es écureuil ! Et tu parles !

- Bien sûr que je parle ! Les oiseaux parlent, les loups parlent, les arbres parlent et moi je ne pourrais pas parler peut-être ?

- Pardon, je ne voulais pas te vexer.

- Que fais-tu là ?

- Je suis tombée ici par hasard, je me battais contre des orques et puis boum !

- Des orques ! Mauvais ! Mauvais ! Ils vont la trouver ! La casser ! La cuire dans une poêle sale et la croquer ! Ho non mon trésor !

- Mais enfin que se passe-t-il ?

- Tu ne comprends pas ! S'ils mettent la main sur mon trésor, ma vie n'a plus aucun sens ! Je ne saurais plus quoi faire ! Je...

- Allons ne t'inquiètes pas, quel est ton trésor ?

- Hoooo mon trésor, si rond, si parfait...

- Tu parles d'un anneau ?

- D'un quoi ?

- Un anneau magique ? Aux puissants pouvoirs ?

- Bouah je ne veux pas de ça moi ! Je te parle de ma noisette ! Ma jolie noisette ! Elle me manque terriblement...

- Ha, tu dois parler de cette noisette là ?

- Mais oui ! C'est bien ma noisette ! Je croyais l'avoir perdue ! Ho merci merci merci !

- Heureuse de t'avoir aidé, tu ne connaîtrais pas la sortie de cette grotte par hasard ?

- La sortie ? Pourquoi voudrais-je sortir ? Je suis tranquille, à l'abri, j'ai un lit, de quoi me nourrir, la 4G et ma chère noisette ! Hoooo oui ma chère noisette, mon trésor !

- Quelle galère !

- Mais je connais quelqu'un qui sait sortir, elle l'a déjà fait !

- Elle ? Une femme vit ici ?

- Suis-moi !

- D'accord.

A la lueur de son briquet, Ithrilandia suivit le vieux rongeur pendant ce qui lui sembla une éternité, ils arrivèrent alors dans une salle immense, où toute la pierre avait été taillée avec beauté et précision, les murs avaient gravés de fresques guerrières à la gloire de l'Arnor et des anciens rois, un grand hôtel trônait eu milieu de la salle, entouré d'eau ombre, sur l'hôtel de pierre, gravé lui aussi de l'étoile du nord, se trouvait une grande et vieille épée, à la poignée grise et décorée de runes anciennes, il y avait à côté un arc tout aussi ancien et aussi finement réalisé que la lame. Ithrilandia s'approcha doucement de l'hôtel, elle contempla ses armes à la fois belles et sinistres, elles étaient les gardiennes endormies d'un temps révolu. La capitaine voulut s'en saisir mais étrangement, elle hésitait, sa main restait suspendue, comme figée dans le temps. Soudain, une voix douce et profonde se fit entendre, comme si elle émanait de la pièce elle-même :

- Tu peux les prendre mon enfant, elles sont à toi, c'est ton héritage.

Ithrilandia se retourna, une femme vêtue d'un linceul blanc se tenait devant elle, elle avait une peau presque translucide et des cheveux noirs comme la nuit, malgré cela, la jeune femme la trouva d'une grande beauté, elle s'excusa :

- Pardonnez-moi d'avoir troublé votre repos madame, je me suis égarée et...

- Non Ithrilandia, je t'attendais.

- Vous m'attendiez ?

- Oui, depuis que tu as quitté ces champs il y a des années.

- Je ne comprends pas !

- Ma pauvre enfant, je suis désolée de t'avoir abandonnée tout ce temps !

- Mais qui êtes-vous ? Expliquez-vous !

- Je suis Elenwë, ta mère.

- Ma...mère ?

- Oui, j'étais la dame de ce château autrefois, je vivais aux côtés de Riamul, un homme bon et un grand guerrier, ses armes et son corps gisent ici, mais son esprit est tourmenté. Riamul est ton père Ithrilandia.

- C'est impossible ! Fornost est tombé il y a des centaines d'années ! Je n'ai que vingt-et-un ans !

- C'est pourtant la vérité, tu n'es pas une fille comme les autres, tu caches un grand pouvoir...

- Vous...vous êtes un spectre, comme les parjures !

- Hélas Ithrilandia, tu as raison. La malédiction qui a frappé Fornost ne m'a pas épargné, elle a maudit mon mari, mon peuple et moi-même, mais j'ai gardé espoir grâce à toi et à ton frère !

- Mon frère ? J'ai un frère ?

- Oui, laisse-moi de conter ton histoire, l'histoire des enfants de Fornost ! ... »



Dibbo courrait aussi vite qu'il le pouvait avec ses petites jambes, grâce à ses compétences naturelles pour la discrétion, il avait évité de nombreux orques, Welarmis et Prymm n'avaient pas eu cette chance, il devaient être mort à présent, comme Yannchatila. Dibbo se sentit très triste en pensant à tout l'or qui se trouvait dans les bourses de ses amis, tout cela allait finir dans les mains des orques, quel gâchis. Il avait comme plan de sortir de Fornost, de voler un cheval et de refaire sa vie à Stock ou à Staddel, en vendant des salades ou de l'herbe à pipe par exemple, loin des aventures, des aventuriers et des orques, loin des soucis. Ainsi il n'aurait plus à s'énerver contre le premier enquiquineur venu comme l'autre fois, au Grand Galgal, il avait dû se montrer fort déplaisant ce jour-là et le hobbit n'aimait pas cela, ce n'était pas une façon convenable de se comporter, non mais ho !

Dibbo entendit soudain un bruit, il se retourna trop tard, une trentaine d'orques surgit partout autour de lui, le menaçant avec des épées et des lances. Leur chef au nom ignoble menait la capture, il avait l'air très satisfait. Le monstre éclata d'un rire horrible et ordonna :

« Semi-homme ! Pose tes dagues et rends-toi gentiment ou je te transforme en pâté pour ouargue !

- Un instant très cher, je souhaite d'abord me renseigner sur la façon dont vous et vos hommes comptaient disposer de moi, après ma capitulation.

- Ce qu'on va faire de toi ? On va te ligoter et te faire couiner moustique ! Mais avant, on va prendre tout ton or ha ha ha !

- Mon...or ?

- Oui ton or hark hark...mais que fait-il ? Non ! Empêchez-le de...Tuez-le ! Ne le laissez pas...à l'aide !

- DIBBOOOO EEEEECRAAAASEEEEER !!!! »



Deorolm jeta un regard en arrière, il était sûr d'avoir semé ses poursuivants, c'est alors qu'il trébucha contre un obstacle et tomba la tête la première sur la terre sèche. Il se releva en gémissant et remarqua qu'un vieux coffre à moitié enfoui était responsable de sa chute, le choc l'avait d'ailleurs ouvert. Trop intrigué par cet épisode, Deorolm oublia un instant les orques et se pencha vers cette trouvaille, le coffre ne contenait qu'un petit œuf légèrement rose, le Pilleur le ramassa et c'est alors qu'un éclair blanc déchira le ciel en s'abattant sur l’œuf. Deorolm tomba sur les fesses et quand il ouvrit à nouveau les yeux, un poulet se tenait devant lui, il avait les plumes de couleur rouge et un regard particulièrement imbécile, même pour un poulet. De plus, le volatile tenait en équilibre sur une seule et unique patte, qui soutenait tout l'animal. Médusé, Deorolm s'exclama :

« Mais qu'est-ce que c'est que cette plaisanterie ? »

Soudain l'animal se mit à sauter, rebondissant sur son unique patte, Deorolm voulut chasser ce stupide animal quand il réalisa que plus loin, une dizaine d'archers orques le tenaient en joue. Il vit les flèches partir dans sa direction et crut sa dernière heure arrivée, c'est alors que le vent changea de direction d'une façon incroyablement violente, les flèches retournèrent vers leurs propriétaires affolés qui furent tués de cette extraordinaire façon. Le Pilleur de l'Ombre n'en croyait pas ses yeux, aucun doute possible, c'était le poulet qui avait fait ça. Deorolm reprit sa fuite en constatant que la bestiole rebondissait sur ses pas, elle le suivait. Il fut très heureux d'avoir découvert ce poulet porte-bonheur et conclut que Fornost était un endroit formidable. En continuant dans sa direction, il rencontra Dibbo, bel et bien vivant, qui ramassait quelque piécettes au milieu d'un véritable carnage, c'était comme si une pluie de rocher s'était abattu sur les orques qui se trouvaient là. Après de brèves et heureuses retrouvailles, Dibbo, Deorolm et son ami le poulet unijambiste décidèrent d'aller à la rescousse des Pilleurs prisonniers...














*Voire : Welarmis Sombrelame, le maître chanteur
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cambrioleur/euse débutant/e
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MessageSujet: Re: Les Enfants de Fornost : épisode V   Mer 18 Mar - 22:22

C'est dans l'obscurité que le mystère s'éclaircit un peu !
En attendant, Riddor renoue avec son passé pendant que la confrérie se met (encore) dans de beaux draps !




La suite bientôt, avec les péripéties de Gilserk en Angmar Very Happy




study
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Démon/Démone de l'Obscurité
Messages : 2567
MessageSujet: Re: Les Enfants de Fornost : épisode V   Jeu 19 Mar - 7:47

Très bon chapitre, vivement la suite ^^

_________________


"Tuer avant d'être tué"
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Invité
Invité
MessageSujet: Re: Les Enfants de Fornost : épisode V   Jeu 19 Mar - 14:02

Mais euh !!!

Entre toi et Alcala, ils m'arrivent que des misères Sad

Un peu moins d'humour que les précédents mais l'intrigue commence à être forte intéressante Very Happy
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Bouc emissaire
Messages : 10
MessageSujet: Re: Les Enfants de Fornost : épisode V   Dim 29 Mar - 15:13

Belle aventure, bien raconté et écrite, mais mon nain il est fort et courageux hein,il dit pas au secours, il dit "rhaaaaaaaa" à la rigueur, mais pas au secours non mais rabbit
Mais merci pour l'intervention quand même, sans ma hache effectivement c'était un peu chaud Wink et tu as tout à fait raison pour le "attiré par un filon de pierres précieuses" c'est tout à fait moi ça   tongue
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Les Enfants de Fornost : épisode V
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