Les Pilleurs de l'Ombre
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 Les Enfants de Fornost : épisode final

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MessageSujet: Les Enfants de Fornost : épisode final   Mar 16 Juin - 1:20

La confrérie était retournée en urgence dans son quartier général, d'une part pour sauver Yannchatila et d'autre part pour réfléchir à tête reposée à la situation. Les Pilleurs de l'Ombre n'étaient vraiment pas d'humeur à plaisanter, Yann le rôdeur était au seuil de la mort, sauvé de justesse par le mystérieux poulet unijambiste, Prymm avait beaucoup souffert de son emprisonnement, Welarmis s'était replié sur lui-même, Riddor était de très mauvaise humeur, Ithrilandia inquiétait la compagnie et les autres ne comprenaient pas ce qui se passait. Ils organisèrent un conseil exceptionnel pour décider de la suite des événements, allaient-ils oui ou non accepter le défi de Remmenaeg ? La pluie et le vent s'abattaient tels deux furies sur l'Eriador pendant le chemin du retour et Anamaria fut très surprise de revoir sa confrérie dans un tel état, en fait la situation n'était pas meilleure dans la maison, Horukya s'était réveillé et Lym lui avait annoncé leur rupture, il découvrit la vidéo de ses délires sur Youtube et constata que sa tortue domestique venait de mourir. Les Pilleurs étaient très inquiets de l'état de Yannchatila qui ne s'était pas vraiment amélioré à cause du voyage retour chaotique, si bien que Kvellhal cherchait déjà un thème d'enterrement et que les autres héros discutaient de qui toucherait sa part et qui récupérerait sa superbe chambre. L'ambiance fut si tendue que, fait exceptionnel, les Pilleurs se battirent entre eux. Lym bien sûr, était effondrée, à peine vit-elle le corps ensanglanté du rôdeur franchir le seuil de la maison qu'elle se leva, obligea tout-le-monde à s'essuyer les pieds, passa un coup de balai, lava le linge sale en public, dépoussiéra l'armurerie, prépara le dîner, envoya sa gamelle à Alcala et se précipita au secours de Yannchatila. Elle le fit déposer dans son lit et insista pour panser elle-même ses blessures. Hélas, après des heures passées à appliquer soins et onguents, elle redescendit la mine sombre, Anamaria partit s'enfermer dans son bureau, Prymm et Eleakittana commencèrent à pleurer, Gilserk émit un grognement, d'autres baissèrent la tête, Horukya enfila un collier à fleurs, un chapeau de fête, lança des confettis, siffla dans un serpentin et effectua un somptueux twerk avant de se rasseoir de façon virile, Ithrilandia resta impassible, comme si toute émotion l'avait quitté. Devant cette scène affreuse, Lym ne voulait pas accepter la terrible vérité et remonta pour soigner l'élu de son cœur. Ithrilandia, que le fantôme d'Erganir suivait toujours de près, glaçant le sang de ses compagnons, décida de se lever, elle lança un regard de défi à tout ses compagnons qui levèrent la tête les uns après les autres, tous étaient d'accord sur une chose, la jeune capitaine errante du Gondor avait beaucoup changé depuis Fornost. Elle s'exprima :

« Mes parents m'ont montré la vérité, je sais tout de vous, je connais vos secrets, vos faiblesses, vos peurs. Je sais que vous craignez d'échouer, de voir vos amis, votre monde mourir, vous avez raison de craindre l'Ennemi, sa puissance ne cesse de croître, au nord, à l'est. Partout il envoie ses armées, partout il réveille ses pires serviteurs pour faire de nous ses esclaves. Les force ténébreuse que nous affrontons veulent se servir de vos faiblesses pour vous anéantir ! Ils ont forcé mon père à nous combattre en lui faisant croire que ses enfants avaient péri ! Ils nous mentent et nous manipulent ! Ils nous imaginent faibles, futiles...mais nous ne les laisserons pas gagner ! Nous allons tuer Remmenaeg !

- Et pourquoi on ferait ça ? Pour te faire plaisir ? Demanda Gilserk.

- Oui, chez nous on agit sur commande, on ne part pas en croisade parce qu'un fantôme nous a demandé de le faire !

- Pas d'or, pas de combat. Expliqua Dibbo.

- C'est le règlement !

- Yann est en train de mourir atrocement et toi..tu veux qu'on le laisse pour aider des spectres ? Murmura Prymm, toujours en larme.

- Yannchatila aurait été se battre lui.

- Comment peux-tu dire ça ? Tu ne le connais même pas ! Tu ne nous connais pas ! Cria Arenna.

- Toi je te connais Arenna Direnn, tu crains ton père, tu le hais ! Tu vois cette relation comme une faiblesse, mais elle te rend plus forte !

Surprise, Arenna se calma, elle se rassit et ne quitta plus Ithrilandia des yeux. Gilserk remarqua que sa main droite était posée sur le pommeau de sa dague, et elle tremblait. La capitaine se tourna ensuite vers Prymm :

- Prymula Dragonelle, hantée par la disparition de ton mari, tu crains de perdre d'autres de tes amis, Yannchatila et surtout ta fille, mais les sachant en danger, tu briserais des montagnes pour les protéger. Aegharneris ! Choisi par les Valars pour balayer les forces de l'Ennemi ! Tu te joindras à moi, car c'est ta raison d'être ! Anamaria, guerrière de l'ombre ! Sèche tes larmes car tu n'as pas échoué, tu es une femme puissante à la tête de guerriers puissants, et vous triompherez des ténèbres ! Gilserk, digne représentant de ton peuple, tu combattras ! Car ton honneur te l'ordonne ! Kvellhal, Dibbo, Deorolm, vous autres : Vous vous battrez tous ! Car vous n'êtes pas faibles et vous n'avez pas peur ! Welarmis ! Un jour tu m'as sauvé la vie, liant mon destin à celui de cette confrérie, et de la Terre du Milieu, tu me suivras dans les Ténèbres ! Riddor, mon frère, tu es un véritable dunedain, tu feras ce qui est juste, tu te battras pour ton peuple, ton héritage, ton enfant, tu me suivras aussi ! Vous doutez, mais vous me suivrez, car je ferais renaître l'espoir dans votre cœur ! »

Là, Ithrilandia sortit son épée, elle brillait à la lueur des torches mais aussi d'une lumière réparatrice, qui effaça les doutes et les peurs chez ses compagnon. Ils se levèrent tous et crièrent leur envie d'en découdre, Arenna brisa sa chope contre la table qui explosa, tachant la robe de Prymm. Furieuse, elle sauta à la gorge de l'elfe qui fit tomber le château de cartes de Arwood, ce dernier lança alors une cuisse de poulet sur la hobbitte qui atterrit dans l’œil de son ami Tuppers, qui, confus par sa blessure, bouscula Gilserk qui tomba aux pieds d'Anamaria, tout juste sortie de son bureau. Welarmis et Kvellhal commencèrent à donner des coups de luth à tout va, sans trop savoir pourquoi, Alcala bondit de son placard et jeta des poils à gratter dans le dos de Horukya avant de prendre la poudre d'escampette, Horukya poussa Riddor qui tenta de répliquer avec un coup de tête et s'assomma contre le mur. En quelques minutes à peine, la confrérie finit croulante et gémissante, sous le regard blasé d'Ithrilandia et l'air gêné du fantôme d'Erganir. C'est alors que la porte du quartier général s'ouvrit brutalement, un envoyé de l'Ennemi pénétra alors en grande pompe dans la salle du banquet. La créature affreuse arborait toutes les caractéristiques de l'être maléfique, un plastron noir équipé de divers boutons étranges, des gants d'escrime noirs, un pantalon large noir, des bottes noires, une longue cape noire, un casque noir équipé d'un masque effrayant d'où s'échappait un bruit de respiration artificielle inquiétant, des verres noirs cachant le regard de l'individu, un sabre laser à la ceinture, il lança un parchemin aux pieds d'Anamaria, fit un pied de nez à l'assemblée et remonta dans son TIE x1, rejoignant les cieux qui l'avaient vu naître. La chef des Pilleurs de l'Ombre ouvrit le parchemin, qui indiquait le message suivant :

Vené me voire, je vé vs défonsé, je sui tro un pgm, je spamkil tou les noobs xDptdr #trobg756969
signé : Remmenaeg


Anamaria expliqua : « C'est du Con-parlé de l'Angmar, un patois de la langue de Sauron ! Remmenaeg nous défie ! Il veut nous affronter chez lui, dans la forteresse de Fornost.

- Hé bien qu'attendons-nous ?! Rugit Gilserk.

- Nous ne pouvons pas nous y rendre comme ça, c'est quelque chose de grave, je dois réunir le conseil des gens influents, froussards et vantards de la Terre du Milieu. Eux seuls pourront nous indiquer les moyens pour vaincre un tel ennemi.

- Ho ! Tu vas appeler les elfes ? Demanda Kvellhal.

- Toi, si tu continues avec tes remarques, expliqua Arenna, tu vas obliger Anamaria à appeler aussi un guérisseur !

- Si on peut plus discuter...

- Laissez-moi leur envoyer un message, nous en saurons bientôt plus ! »

Ithrilandia fit un signe de la tête et resta debout, appuyée sur le pommeau de son épée, peu nombreux étaient ceux qui avait remarqué le changement qui s'était opéré chez la jeune femme, sa peau translucide, ses yeux brillants et déterminés, son air impassible, ses gestes précis, son pass VIP pour Garth Fornir et Disneyland. Riddor avait compris que quelque chose d'important s'était passé à Fornost, il craignait le pire, Ithrilandia était-elle réellement revenue des profondeurs de la cité ? Le rôdeur en doutait. Elle savait des choses sur son passé, elle avait dit être sa sœur, mais tout cela semblait impossible. La magie des elfes et des Valars avait-elle ensorcelé sa famille ? Son propre sang ? Son enfant serait-il un demi-spectre ? En plus d'être un demi-elfe ? Il priait l'étoile du nord pour que sa progéniture ne vive pas dans un monde ravagé, comme esclave des orques, il priait pour Yannchatila, qui n'avait pas à mourir ainsi, dans son lit comme un vieillard que la vie a trop usé, il priait pour Ivyza, pour ses amis, pour la Terre du Milieu, mais son esprit restait tourmenté. Il se souvint que la capitaine avait mentionné Welarmis, le vieux chanteur savait des choses. Riddor prit donc place à côté de son père adoptif et lui demanda :

« Il semblerait que j'ai une sœur, je crois que tu m'as caché des choses sur mon passé, des choses qu'il serait temps que je sache, pour le bien de tous.

- C'est vrai, Ithrilandia est bien ta sœur mais, tu dois comprendre, toute cette histoire dépasse l'entendement ! Elenwë, ta mère, m'avait chargé de veiller sur vous deux, mais les rôdeurs ont décidé d'emmener la petite loin à l'est, dans les terres du Gondor.

- Pourquoi ?

- Je ne sais pas, peut-être souhaitaient-ils que cette fille puisse vivre dans de bonnes conditions, loin des combats. Ils ne pensaient pas qu'elle était de leur sang et de leur trempe.

- Et nous nous sommes tous retrouvés ici-même, chez les Pilleurs de l'Ombre, le destin nous conduisant lentement à Remmenaeg.

- Oui, Ithrilandia veut le voir mort, je me demande pourquoi.

- Tu as connu ma mère ?

- Pas vraiment, elle m'a simplement tendu ses enfants. C'est une dame d'une grande beauté et courageuse, prisonnière du temps sous sa forme la plus gracieuse, j'espère la revoir un jour. Pour que nous puissions parler de ces enfants de Fornost ; ma vie n'aurait jamais été la même sans vous deux, t'avoir élevé restera ma plus grande fierté.

- Merci père.

- Je ne suis pas ton père, ou plutôt je ne le suis plus, j'étais un barde de grand chemin, ton géniteur était un grand seigneur, il aurait dû t'offrir bien plus que ce que j'ai pu te donner.

- Tu te trompes, sans toi je n'aurais pas pu faire toutes les prouesses que j'ai pu accomplir, je ne serais pas devenu un dunedain, ni un Pilleur, je n'aurais pas connu Ivyza. Et mon père est mort il y a des années, la magie m'a tenu en vie, pour me conduire à toi, notre destin était lié.

- Oui, j'ai appris pour Ivyza, c'est une heureuse nouvelle !

- Je ne sais pas je...je ne pensais pas...je n'imaginais pas qu'une telle chose puisse m'arriver un jour.

- Au moins, tu as une raison supplémentaire pour te battre et pour rester en vie ! Fais en sorte que ton enfant vive dans un monde débarrassé de Sauron !

- Une fois que nous aurons battu Remmenaeg, je partirais pour Tinnudir retrouver Calenglad. Ivyza ira avec moi, même si je ne la laisserais pas m'accompagner plus loin. Tu es un dunedain toi aussi, tu devrais me suivre.

- Ha ha ! Tu m'as toujours surestimé, je ne serais jamais un dunedain, ma place est nulle part, je vais là où mon cœur me dit d'aller ! Je ne suis pas brave, je ne suis pas un guerrier, j'ai à peine ma place ici. Bientôt, je n'aurais plus de grand rôle à jouer j'en ai peur, les Valars se lasseront de me tourmenter, et je me fais vieux tu sais?

- Très bien vieil homme, dit Riddor en souriant, nous nous retrouverons ici alors, tu chanteras quand même notre victoire avant de t'enterrer ! »

Welarmis ne répondit pas, il se contenta de vider sa chope d'un coup en s'essuyant les babines d'un coup de manche bien ajusté. Le rôdeur se leva et prit la direction de la sortie, dehors se trouvait sa compagne. Elle était posée sur l'herbe, son corps étendu à la verticale, elle semblait se perdre dans les ombres lointaines des montagnes d'Ered Luin, dans la nuit nuageuse. Sa silhouette se démarquait à peine des ténèbres nocturnes, elle se fondait dans la nuit comme dans la forêt, si bien qu'en la cherchant, Riddor trébucha sur ses mollets, il atterrit la tête dans une taupinière. Il se reprit, cracha de l'herbe et de la terre et demanda :

« Que fais-tu ici toute seule ? La compagnie des Pilleurs te gêne à ce point ?

- Non, c'est juste que je préfère rester seule en ce moment, je réfléchis à l'avenir, plutôt qu'au passé.

- Je comprends, dit le dunedain en posant délicatement sa main sur le ventre d'Ivyza, tu es sûre que... ?

- Je ne suis pas comme tes semblables, je sens ces choses, je sens mon corps...changer.

- Nous ne nous attendions pas à ça n'est-ce pas ?

- C'est mieux ainsi, tu ne te poseras plus de question sur nous maintenant.

- Bien sûr que si, je pars à la guerre, une guerre loin d'être gagnée ! Tu penses que je vais avoir la conscience tranquille, imagine que... Ivyza posa son doigt sur la bouche de Riddor et contre-attaqua :

- N'imagine pas, bats-toi simplement, quand tu reviendras tu auras ce que tu voudras.

- Et si je ne reviens pas ?

- Ne dis pas ça.

- Il faut bien que tu y penses ! Si je ne reviens pas, que feras-tu de cet enfant ? Le prendras-tu avec toi ? Le ramèneras-tu aux Terres Immortelles ? Le laisseront-ils t'accompagner ? Cet enfant ne sera pas un elfe, ni un homme !

- Je ne veux pas accompagner les miens !

- Tu devrais, tu aurais dû le faire il y a longtemps !

- Et toi, tu n'aurais pas dû venir en Lorien il y a trois ans ! Tu aurais dû rester près de ta chère cité d'Annuminas !

- Mais il en a été ainsi, et je suis heureux de ce que nous vivons.

- Alors pourquoi tant de colère envers moi ?

- Ce n'est pas de la colère Ivyza, j'ai simplement peur, peur de tout perdre si près du but. Et voilà que ma sœur apparaît pour me demander de tuer un démon.

- Tu ne connais pas cette fille, tu devrais déjà être parti pour retrouver les tiens !

- Tu désires toujours m'accompagner ?

- J'irais jusqu'à Tinnudir, puis je t'attendrais.

- Tu ne veux plus te battre ? Demanda Riddor,un sourire en coin.

- J'attends un enfant idiot, je ne suis pas en état, je vais rater le spectacle.

- La maternité te rend sage Ivyza, c'est une bonne chose.

- Tu me parles de sagesse ? Et tu accompagnes tes amis à Fornost ?

- Justement, se sont mes amis, ils sont peut-être téméraires mais ce sont mes amis, et je ne les laisserais pas affronter Remmenaeg seuls.

- Calenglad ne t'attendra pas.

- Pars maintenant, va en Evendim et trouve-le, informe-le de notre mission, il comprendra.

- Quand tes amis lanceront-ils l'assaut ?

- Dans quelques jours, Anamaria doit d'abord réunir un conseil, cette affaire est trop importante pour être menée en solitaire.

- J'irais en Evendim, pour prévenir les tiens.

- Merci, ils veilleront sur toi.

- Je veillerais sur eux plutôt, ils partent en guerre.

- C'est ça, veille sur eux !

- Je pars immédiatement, la nuit me protégera des indésirables, je n'avais pas défait mes bagages de toute façon.

- Tu as laissé tes armes dans ma chambre je crois.

- Ces armes viennent de la vieille Gondolin, elles ont été entretenues par les forgerons de Elrond et m'ont été offerte par mon cousin, se sont des outils de guerre, donne-les à Yannchatila quand il sera rétabli, elles doivent servir à un guerrier, je ne combattrais probablement plus. Murmura Ivyza, une pointe de tristesse dans sa voix.

- Je lui donnerais tes armes, si c'est ce que tu veux.

- Ce que je veux, c'est t'avoir auprès de moi !

- Bientôt, nous nous reverrons au bord du lac Evendim, je t'avais promis de te le montrer un jour.

- Et tu me quitteras encore...

- Je te quitterais, pour nous libérer du joug de Sauron. »

Ivyza siffla, son cheval arriva au galop depuis les écuries des Pilleurs de l'Ombre, elle enjamba sa monture, elle plongea son regard dans celui de son rôdeur qui avait retiré sa capuche. Ils restèrent à se regarder pendant une éternité et demie, avant de s'embrasser une dernière fois, au clair de lune, laissant l'amour s'exprimer encore, avant de s'envoler pour Evendim d'une part et dans les ténèbres horrifiques de Fornost d'une autre part. Riddor regarda ensuite son aimée s'éloigner vers l'Est, l'ait impassible, il avait beaucoup de mal à contenir sa peine. A côté de lui Eleakittana agitait un mouchoir blanc de façon nonchalante, les yeux rougis et ruisselants de quelques larmes. A l'intérieur, Anamaria envoyait des invitations à toutes les personnes importantes de la Terre du Milieu, pour les prévenir d'un conseil exceptionnel dû au défi de Remmenaeg, elle insista en fait plus sur le buffet à volonté que sur les menaces du spectre, après tout, chacun a ses priorités.
A l'étage, Lym veillait toujours sur Yannchatila qui respirait péniblement, s'accrochant à l'existence. Sa peau n'avait plus le teint de la vie, ses yeux restaient désespérément fermés. Lym souffrait autant que lui, elle avait les yeux rivés sur la poitrine du rôdeur, qui s'élevait avec difficulté, et les mains de la jeune femme tremblait. Elle avait pansé ses blessures, changés ses bandages encore et encore, le sang collait à ses paumes comme l'inquiétude à son esprit. Sa conscience était inondée par des sentiments brutaux et contradictoires, elle ne voulait pas le voir partir devant elle mais l'abandonner à son sort était inconcevable. Lym n'avait plus vraiment la notion du temps, elle avait sauté tout les repas de la journée (ce qui arrangea Dibbo, qui eut ainsi une double ration), elle ne sortit pas de la chambre, alors qu'au rez-de-chaussée, on débattait sur la marche à suivre de la bataille prochaine. Elle finit même par s'endormir, épuisée par les angoisses qu'elle ressentait, toujours assise, comme une mère veillerait sur son enfant malade, la tête contre le dos de la chaise en bois qui la soutenait. Elle ne vit pas Aegharneris entrer doucement avec un grand sac en toile, elle ne put apercevoir les choses étranges qu'il sortait de ce sac, à savoir treize crânes de cristal, le Saint Graal, un super champignon, un album de Bon Jovi et un double cheese, il dispersa ces reliques magiques un peu partout dans la pièce, les lançant de façon aléatoire, de la main ou à coup de pied, fit un pied de grue et récita la formule suivante : Mercuro Crôm, Comazyouèr, quésecésemicmac, biglol ! Dragibus ! Il imita ensuite le cri de Tarzan, ouvrit délicatement la bouche de Yannchatila et lui fit avaler un cœur en pixel. Le magicien regarda satisfait son ami rôdeur reprendre des couleurs avant de sortir à pas de loup de la pièce. Lym émergea de son sommeil peu après, elle découvrit avec surprise et joie que Yann avait les yeux ouverts et qu'il la regardait. Le rôdeur avait l'air d'être en plein rêve, aussi émerveillé que paniqué, il raconta :

« J'étais plongé dans les ténèbres, mais je te sentais près de moi ! »

La dame ne répondit pas, elle se leva d'un bond, des larmes de joie ruisselaient sur ses jolies joues roses, elle aussi avait repris des couleurs. La joie et la nervosité se croisaient dans son sourire, Yannchatila allait prononcer une autre de ses gentilles phrases un peu niaises quand, submergée par l'émotion, Lym lui sauta dessus, plongeant son visage dans le sien, le rôdeur émit des sons étranges et agita les bras, imitant les personnes victimes de noyade. C'était un baiser plus que passionné, si fort que le guerrier crut être devenu asthmatique pendant un temps. Ce fut la naissance d'un couple qui s'aimait déjà depuis longtemps, ils avaient beaucoup de temps à rattraper et de phrases gentilles, parfum fraise et couleur rose bonbon à s'échanger. Lym descendit ensuite les escaliers en trombe, Gilserk crut même à une attaque d'Oliphant, ce qui ne plut guerre à la personne concernée, elle annonça avec une joie non dissimulée que Yannchatila, rôdeur d'Ithilien, avait triomphé de la mort, la confrérie fit entendre son soulagement et en profita pour consommer ce qui restait de bière et de cervoise. Eleakittana hurla comme une aliénée avant de sauter dans les bras de Alcala, qui la mordit, Prymm, Kvellhal et Welarmis jouèrent des morceaux joyeux entendu à Bree, Dol Amroth et Stangarde, mais aussi quelques tubes d'Oasis. Ackdoin mit une gentille claque dans le dos de Dibbo, lui cassant deux côtes, Arwood et Tuppers se serrèrent dans les bras, d'une façon plus qu'amicale, Aegharneris siffla d'un air innocent, Horukya jura et cracha, maudissant les Valars en quittant la pièce, Riddor piqua une cuisse de poulet dans l'assiette de Dibbo, qui se tordait de douleur, Gilserk et Anamaria avait disparu. Après un festin bien gras et indigeste, Lym retourna voir son amour, celui-ci avait retiré ses  bandages, son corps n'avait gardé que de très fines marques des blessures pourtant graves que le guerrier avait subi, en tout cas, elles étaient guéries. La breegeoise s'assura que tout allait bien pour le rôdeur, elle vérifia sa fièvre et veilla à ce qu'il se nourrisse mais le rôdeur semblait tout à fait rétabli, il était même heureux, ce qui était chose rare. Yannchatila ne quittait pas Lym des yeux, il avait été trop proche de la mort pour perdre encore un seul instant auprès d'elle, il pensait à ce qu'ils avaient vécu ensemble, c'est à dire pas grand chose, jamais le rôdeur ne s'était approché d'elle, jamais il ne lui avait vraiment parlé et encore moins touché, à cause de sa timidité, plus forte encore que sa peur d'un crochet du droit de Horukya. Maintenant il se sentait mieux, plus fort qu'avant, avoir Lym si près de lui offrait plus que du réconfort. Lym la rejoignit dans son lit et après l'avoir enlacé et recouvert de petits baisers euphorisants, elle lui demanda :

« Comment as-tu pu guérir aussi vite ? Tu étais mourant il y a quelques heures à peine ! J'ai eu si peur !

- Je ne sais pas, dit Yann en jetant un discret regard de reconnaissance vers Aegharneris, qui faisait le signe de victoire sur le seuil de la porte, les valars ont décidé que j'avais encore un combat à mener sur cette terre, ils ont voulu me garder près de toi et j'en suis très heureux.

- Nous étions si proches et si loin à la fois ! Pourquoi n'es-tu jamais venu me voir ? J'aurais aimé vivre ce moment bien plus tôt, et dans d'autres circonstances.

- Il y avait les autres, Horukya, tu es promises à lui !

- Plus maintenant, quand je t'ai vu agonisant, baignant dans ton sang, j'ai réalisé que je ne pouvais pas faire semblant d'aimer un autre que toi.

- Je devrais pouvoir me lever, la confrérie...

- La confrérie cuve son vin, reste ici, nous avons tant à rattraper. Expliqua Lym, arborant un sourire malicieux qui fit déglutir le rôdeur. La ravissante jeune brune se leva et ferma la porte à clé, d'un geste de la main, elle fit tomber sa robe verte, rejoignit son amant rétabli qui la dévorait des yeux, proche de l'évanouissement et lui murmura à l'oreille :

- Nous avons toute la nuit... »

Le lendemain, Prymm, Eleakittana et Kvellhal s'occupèrent du ménage, les deux femmes se demandèrent d'ailleurs où était Lym, normalement dévouée à ces taches ingrates et diffamantes, et pourquoi le nain se sentait-il obligé d'enfiler un costume de domestique en dentelle et bas résille pour récurer les sols. Anamaria avait en effet ordonné que la maison soit impeccable pour l'arrivée des personnes influentes de la Terre du Milieu, nombreuses étaient ceux qui avaient répondu à son appel alarmant, on pouvait y trouver la Compagnie de la Garnison du Fer, la Compagnie des émissaires de la Lorien, la Compagnie des Défenseurs de Bree, la Compagnie du Chien Mugissant, la 7ème Compagnie et la Compagnie Créole. Tout ces gens seraient bientôt présent pour débattre de la marche à suivre, du déroulement de la guerre en Eriador, du prix du pétrole, du mariage de George Clooney, des immigrés, de c'était mieux avant, etc. A l'étage, Yannchatila se remettait de ses émotions en contemplant la beauté qui dormait encore à ses côtés, déposant gracieusement un filet de bave sur son oreiller. Le rôdeur s'étira, ravi de constater que son corps n'avait rien perdu de sa souplesse de combattant, il murmura une prière aux valars :

« Ô puissants valars, vous qui siégeaient en Valinor, je vous remercie d'avoir épargné ma vie et de m'avoir accordé ce moment exquis avec mon aimée, celle qu fait désormais battre mon cœur, parce que c'est quand même une sacrée bombasse cette meuf, voilà quoi. 

Le jeune amant déposa ensuite un léger baiser sur la joue fraîche de Lym, ce qui suffit à lui faire ouvrir ses jolis yeux couleur noisette, cela suffit à faire fondre à nouveau le rôdeur, elle passa sa main dans les cheveux bouclés de son compagnon, en s'exclamant :

- Ho toi ! Je t'aime !

- Hé bien, moi aussi, d'ailleurs hier c'était...

- Et je peux faire beaucoup mieux, la prochaine fois se sera encore mieux ! Dit-elle d'un air aussi malicieux que séduisant.

- Je crois que je n'ai jamais été aussi heureux, c'est fou.

- Et moi donc, tu étais si distant, si froid, je n'espérais pas autant d'affection venant de toi, je suis ravie !

- Lym, tu es si belle, si gracieuse, je ne connais pas d'être plus généreux et dévoué que toi, tu es ce que les dieux ont fait de meilleur dans ce monde tourmenté. Jamais je n'aurais pu imaginer que toi et moi...

- Tu vois ? Tu ne sais rien Yannchatila ! » S'exclama-t-elle avant de l'embrasser tendrement.

Le couple profita de ce moment, puis Lym se leva et remit sa robe. Elle sortit de la pièce, saluant gentiment son amant au passage, qui se recoucha, quitta la maison et se jeta sous la douche, l'eau froide lui fit beaucoup de bien, la nuit ayant à peine calmé ses ardeurs. Lym était une jeune femme pleine d'énergie, touchée par la générosité de la nature, elle attirait toujours les regards par sa grâce si légère et sa légèreté pleine de grâce, malgré ses origines modestes. Elle laissait le vent caresser ses longs cheveux bruns, emportant ça et là quelques gouttes d'eau brillantes, agissant sur la pelouse comme la rosée du matin, elle laissait le soleil reflétait sur sa peau trempée, sous l’œil curieux des oiseaux et d'un vieux nain voyeur, alors qu'à l'intérieur Welarmis, inspiré par la verve poétique des valars, reprenait au petit matin Wind of Change en agitant son popotin, sûrement pour épater Arenna. Au même moment, alots que Lym continuait à se prélasser sous le doux soleil matinal, Yannchatila, en pleine forme descendit retrouver ses compagnons et Horukya décida lui aussi de rentrer à la maison, car il avait faim. Bien sûr, comme le hasard fait bien les choses, leur regard se croisèrent quand le chef en second se présenta dans le corridor de l'entrée, un dialogue intense s'en suivit :

« Yannchatila, on dirait que tu vas mieux.

- Oui, on m'a soigné. Toi aussi tu as meilleure mine.

- Je suis ravi pour toi.

- Moi aussi je suis ravi pour toi.

- Tout va bien alors.

- Oui tout va bien.

- Parfait.

- Excellent. »

Les deux hommes se jettèrent dessus comme des bêtes sauvages, chacun voulant percer les globes oculaires de l'autre. Les cris de Eleakittana, les coups de Gibson de Welarmis et les terribles froncements de sourcils de Anamaria ni firent rien, les guerriers rivaux avaient décidé d'en finir maintenant. Mais soudain, dans un excès de brutalité, Horykya le brave renversa par mégarde un verre de vin de la veille sur la toute nouvelle robe de Prymula, le moment qui suivit atteint une rare intensité de violence, Dibbo en tremble encore. Quand Lym pénétra dans la pièce, peignée et vêtue d'une jolie tenue verte mettant agréablement en valeur ses formes les plus exquises, elle eut la stupeur de découvrir ses deux prétendants évanouis l'un sur l'autre, avec Prymm assise sur le tas, arborant une fine pipe en bois et un visage relativement serein, malgré la vilaine tâche brune qui ternissait son habit. Peu après, on avait installé les deux hommes à table, l'un en face de l'autre. Ils se jetaient des regards d'une débordante animosité et juraient mille horribles malédiction au fond de leur caboche. Arenna, elfe originaire de Vertbois, peuple reconnu pour ses qualités en diplomatie,fut choisie comme intermédiaire dans ce débat houleux :

« Arenna, tu peux dire à Horukya que je le méprise profondément s'il-te-plaît ?

- Dis à ce rôdeur de pacotille que je vais lui faire avaler son arc.

- Informe-le que s'il s'approche de Lym, je lui brise les genoux.

- Arenna ? Frappe Yann veux-tu ?

- D'accord !

- Aïe ! Mais ça va pas !?

- Il suffit ! Rugit Anamaria, votre conflit d’intérêt est ridicule ! Lym a fait son choix, c'est à elle de décider ! Nous traversons une crise sans précédent et vous ne trouvez rien de mieux que de vous battre pour une donzelle ! Horukya tu m'as habitué à beaucoup mieux ! Et toi Yann, tu devrais faire preuve de maturité ! Tu as des responsabilités maintenant ! Alors vous allez vous lever gentiment et vous serrer la main !

- Qu'il crève.

- Je veux le voir agoniser.

- Vous voulez vraiment que je m'énerve ?! Grogna Gilserk en tapant du poing.

Les deux hommes se levèrent donc en même temps, faisant glisser leur chaise sur le sol de pierre, Horukya tendit sa main, Yann fit mine de la prendre et lui mit une claque. Ils finirent donc dans leur chambre respective, sans goûter. Anamaria se tourna ensuite vers Lym et la pointa du doigt :

- Et toi ! Tu trouves cela amusant de faire tourner en bourrique ces pauvres garçons ?! Tu devrais avoir honte !

- Mais...

- Pas de mais ! Que je ne te surprenne plus à te pavaner devant mes hommes ! Tu les déstabilises et je suis obligée d'intervenir !

- Et va mettre une jupe plus longue ! De mon temps on enfermait les filles habillée comme toi ! Cria Gilserk.

- De toute façon je vous déteste ! Ajouta Lym en courant vers ses quartiers, les larmes aux yeux. Anamaria souffla, reprit son calme et pria tout les dieux de ne jamais avoir d'enfant.

Peu après cet incident, les personnes les plus influentes de la Terre du Milieu commencèrent à arriver dans la vallée secrète des Pilleurs de l'Ombre, pas si secrète que ça puisqu'ils la trouvèrent sans aucune difficulté. Le Con-seil eut donc lieu, mais sans Yannchatila et Horukya, qui étaient punis, sans Lym qui boudait, sans Prymm, Eleakittana et Kvellhal qui étaient éreintés par le ménage de la matinée, trouvant cette tâche vraiment fatigante, ingrate et diffamante, sans Welarmis, Riddor, Dibbo, Aegharneris et beaucoup d'autres, que cela ennuyait. En vérité, Anamaria Gilserk et Ithrilandia seulement restèrent pour accueillir et résumer la situation aux invités. Ces individus étaient une trentaine, de races et d'horizons différents, tous plus puissants et influents les uns que les autres, impatients de avoir qui ils allaient envoyer mourir à leur place et où devaient-ils aller se cacher en attendant. Chacun commença à s'exprimer, donnant son opinion de façon hautaine et égoïste, alors que le reste de la confrérie faisait un boucan du diable, s'éclatant sur le dernier Mortal Combat. Un elfe de la Lorien demanda enfin à Ithrilandia :

- J'ai un peu de mal à comprendre, vous dites que vous êtes la fille de Riamul, seigneur de Fornost ?

- C'est cela oui.

- Mais Riamul est mort il y a bien bien longtemps ! Comment avez-vous survécu ?

- Ma mère, Elenwë, était une grande magicienne, elle nous a maintenu en vie mon frère et moi, pour que Welarmis puisse nous trouver.

- Et maintenant, vos parents vous demandent de reprendre la citadelle perdue de Fornost, gardée par des centaines d'orques, des esprits et surtout, le puissant Remmenaeg ? Demanda l'inspecteur Gadget.

- Il y a plus grave hélas, on m'a informé que c'est Remmenaeg qui détient le gaz abrutissant, sévissant depuis un moment déjà, il faut absolument détruire cette arme ! Expliqua Nick Fury.

- Vous allez devoir y aller, effectivement, vous connaissez la chanson. Dit Bob Dylan.

- Vous devriez partir le plus vite possible, rassemblez vos hommes les plus braves et vos filles les plus alléchantes, ça fera vendre du papier comme ça ! Proposa Spirou.

- Cette mission sera difficile sachez-le, périlleuse même, il est fort possible que beaucoup d'entre vous ne reviennent pas ! Prévint Ken le Survivant.

- Alors c'est décidé, vous irez à Fornost, sans aucune aide ou renfort venant de notre part ! Gémit Raptor Jésus.

- Et faudrait pas que ça nous coûte trop de pognon non plus ! Se plaignit Paul Bismuth.

- Mais nous n'oublierons pas votre sacrifice Pilleurs de l'Ombre, vous resterez dans nos mémoires ! Votre nom sera à jamais couvert de gloire ! Dit Barack Obama.

- Préparez-vous Pilleurs, à la nuit tombée, vous irez à Fornost ! Puisse la lumière des valars vous guider dans les ténèbres ! Pria la fée Clochette.

- Trop cool. » Cracha Anamaria.

C'est donc à la tombée de la nuit que Ithrilandia, Welarmis et Riddor menèrent la charge sur Fornost et vers leur destin, accompagnés de Anamaria, Gilserk, Aegharneris, Arenna, Prymm, Eleakittana, Dibbo, Arwood, Tuppers et Deorolm. Les autres ne pouvant venir les assister, car ils avaient d'après eux piscine le lendemain. L'Eriador paraissait étrangement désert aux yeux inquiets des Pilleurs de l'Ombre, seuls le vent de les herbes folles, les renards et les biches, le service autoroutier et les panneaux de publicité affichant « Ce soir en direct : les Pilleurs de l'Ombre vs Remmenaeg sur vos écrans à 20H50 » donnaient une certaine vivacité à ce monde qui n'en finissait pas de courir à sa perte. Sans déblatérer, la compagnie arriva dans les champs de Fornost, là où siégeait déjà une importante quantité d'orques, prêts à en découdre. Au loin, Ithrilandia pouvait apercevoir les portes fortifiées de Norbury, et la citadelle de Fornost, souillée par la magie obcure du spectre Remmenaeg. Devant ce terrible spectacle, la jeune capitaine sortit sa longue épée, la lame elle-même luisait d'un chatoiement sinistre, elle réclamait vengeance. C'est alors que Riamul apparut à ses enfants et au reste de la confrérie :

« IL EST TEMPS MAINTENANT, COMBATTEZ POUR FORNOST, COMBATTEZ POUR CE QUI VOUS REVIENT ! MAIS SURTOUT, BATTEZ-VOUS POUR PURGER CETTE TERRE DU MAL DE MORGOTH ! MES HOMMES ET MOI VOUS SUIVRONT, NOUS NOUS BATTRONS ENCORE POUR TOI MA FILLE, NOUS IRONS ENSEMBLE AUX PORTES DE FORNOST !

- Bien mon père, aujourd'hui nous changerons notre destin, aujourd'hui les Peuples Libres remporteront la victoire ici-même dans ces champs ! Ni les orques, ni la sorcellerie ne parviendront à nous briser ! Je vous fais une promesse compagnons ! Aujourd'hui nous reprenons ces terres à l'Ennemi et ensuite, nous aurons la victoire totale ! Nous irons ensemble affronter les forces de Sauron et ensemble, nous nous couvrirons de gloire ! Me suivrez-vous dans la bataille ? Me suivrez-vous dans la conclusion de notre destin ?!

- Baruk Khazâd ! Khazâd ai-mênu ! Rugit Gilserk.

- Hell Yeah ! Cria Prymm en faisant les cornes du diable avec sa main droite.

- On va égorger des orques du matin au soir !

- On va les défoncer ! Après on pourra boire !

- L'or...tant d'or dans cette cité...

- C'est choupichou !

- M'en vais les crever ! »

Arenna chargea la première, suivie de la confrérie et de l'armée spectrale de Fornost. Sur le dos de son canasson de guerre, l'elfe faisait voler les têtes orques et rien ne semblait pouvoir l'arrêter. Un orque vert, obèse et boursouflé tenta de lui barrer la route, elle l'étala avec un poing qui aurait pu dévaster l'U.S Army. La brave guerrière enchaînait les exécution, elle se battait comme les héros de légende, comme Beren au milieu d'Angband, comme Tùrin face à Glaurung, comme Bruce Lee dans la Fureur du Dragon. Alors que Tuppers enchaînait les frappes lointaines à la javeline et que Arwood hurlait plus qu'il ne frappait, insultant aussi bien ses ennemis que ses compagnons, les orques commencèrent à perdre du terrain mais ils étaient en grand nombre, et malgré la quantité effroyable de sang noir qui gisait sur l'herbe grise des champs de Fornost, les monstres tenaient bon. Des renforts arrivaient même des profondeurs de la cité maudite, une imposante troupe d'orques, d'esprits et decepticons rejoignit les survivants de la première attaque. Ithrilandia leva alors son épée et la lame brilla au clair de lune. Derrière les Pilleurs de l'Ombre apparut enfin l'armée spectrale de Riamul, les fantômes s'élancèrent dans la mêlée ! Pilou pilou ! Ce fut là un vrai débâcle pour les forces de l'Ennemi, poussant les orques au retranchement. Ils s'enfermèrent donc derrière leurs murs, tirant des volées de flèches à la moindre activité suspecte. Heureusement les Pilleurs étaient dissimulés par le brouillard ambiant de Fornost, comme si le lieu lui-même avait choisi ses champions. Le lendemain, le champ de bataille était jonché de corps ennemis en décomposition et les parjures ne laissaient aucun orque s'échapper, ils ne pouvaient pas sortir. Anamaria et Ithrilandia réunirent leurs amis pour investir la citadelle, mais la herse de fer forgé restait encrée dans le sol et ne semblait pas vouloir se lever, ils se tenaient donc à quelques pas de la porte, craignant les flèches effilées des orques tirées au hasard. Chacun réfléchissait à un moyen d'ouvrir cette porte, sauf Dibbo qui évaluait la valeur de ses prises de la veille et Welarmis, déjà ivre, qui dragouillait Arenna. C'est à midi sonnante que le visage de Prymm s'illumina, elle s'approcha de la porte, sonna, s'approcha du haut-parleur et s'exprima :

« Bonjour, c'est bien ici la quatre fromages et la napolitaine ? Improvisa la hobbitte.

- Oui, répondit une voix éthérée, vous avez le supplément frite ?

- Bien sûr, ketshup mayo ?

- Ketshup mayo ! »

La herse de fer se leva lentement dans un lourd crissement métallique, la confrérie fêta et applaudit Prymm, qui avait vraiment fait fort, elle sentit sa fierté monter en même temps que sa barre d'xp. Surpris, les troupes de Remmenaeg contrèrent l'assaut des Pilleurs de façon disparate et paniquée, ils vinrent s'empaler sur les lames de Ithrilandia, Arwood et Welarmis et les flèches d'Eleakittana, Arenna et Riddor terminèrent le travail, les orques s'enfoncèrent plus profondément dans la ville en ruine, perdant toujours plus de terrain. Deorolm et Aegharneris déchaînèrent alors les éléments sur ce qui restait de la terrible horde de Fornost, se servant de la foudre et du feu pour briser les derniers signes de résistance. Chaque pilleur reprit ses esprits avant d'avancer plus loin dans Fornost, Anamaria ouvrit une porte en bois et pénétra à l'intérieur du fief de Remmenaeg. A l'intérieur, il faisait très sombre, les torches étaient usées et rares, d'ailleurs les êtres obscurs qui avaient élu domicile ici préféraient l'obscurité, Anamaria aussi. Elle se tourna vers ses compagnons, posa son index sur ses lèvres et expliqua :

« Soyons désinvolte, n'ayons l'air de rien. »

Ils débouchèrent ensuite dans un long couloir désert, à l'air suspect. Prudente, Anamaria ordonna :

« Riddor, explore ce couloir et détecte d'éventuels pièges !

- D'accord, mais ça a l'air tranquille.

- Vérifie quand même.

Riddor, de son œil exercé, vérifia le couloir. Il découvrit trois squelettes couverts de quelques bouts de chair pourrie, des warnings géants et illuminés, un help écrit en lettres de sang, deux épouvantails et une tourelle automatique. Le rôdeur fit signe à sa confrérie :

- C'est bon, la voie est libre.

- Tu es sûr ? Demanda Prymm, visiblement inquiète.

- Mais c'est bon ! S'exclama Aegharneris, l'air détendu, vous voyez bien que ce couloir est complètement dénué du moindre danger !

Le magicien s'avança dans le corridor, la tête haute, il eut un petit soubresaut de surprise quand la dalle située sous son pied gauche s'enfonça légèrement dans le sol. Ses compagnons, effarés, virent le magicien se faire découper par une énorme scie circulaire horizontale, sang et tripes se déversaient comme un flot de montagne sur le sol poussiéreux et les cris de Aegharneris résonnaient dans la salle, une trombe de flamme sortit du sol et brûla le corps qui se tortillait par terre, émettant encore quelques gargouillis alors que sortant des murs, deux blocs de pierre s'entrechoquèrent et aplatirent les restes du sorcier. Puis, un petit robot aspirateur débarrassa la pièce de la bouillie humaine dans un vrombissement timide. Anamaria s'exprima, sous le choc :

- Ils...Ils ont tué Aegharneris !

- Espèce d'enfoirés ! Rugit Arenna.

Furieux, les Pilleurs de l'Ombre chargèrent dans le couloir, faisant fi des pièges, des énigmes du père Fourras et de la gravité. Ils voulaient en finir avec Remmenaeg, pour venger ceux qu'ils avaient perdu en route. Le maître des lieux les attendait sur le toit. Ils arrivèrent au plus haut de l'édifice à l'heure du thé, le démon leva les bras en l'air, un éclair foudroya le haut de la tou suivi d'un tonnerre terrible alors que Remmenaeg, l'armure hantée, éclata d'un terrifiant rire sardonique sur une bande-son de Hera, il déclara :

- Ha les Pilleurs de l'Ombre, pile à l'heure du thé ! Vous arrivez malheureusement trop tard ! Laissez-moi vous présenter mon gaz abrutissant, je l'ai baptisé le gazabrutissanator ! Je sais qu'il a déjà fait des ravages dans vos rangs ! Har har har !

- C'est la saloperie qui a chamboulé ma petite Alcala ! Rugit Prymm, visiblement remontée.

- N'essayez pas de m'arrêter, prévint Remmenaeg, je suis beaucoup trop puissant pour vous. Dans cinq minutes, je dis bien cinq minutes, l'Eriador sera dévasté par mon poison ! Et vous ne pourrez rien n'y faire ! Nah!

- Si tu crois que je vais te laisser faire, menaça Anamaria, tu te mets le doigt dans l’œil jusqu'à l'omoplate ! Nous sommes une dizaine et tu es seul !

- Hahaha stupide femelle ! Tu penses que ta confrérie de minables est capable de se mettre en travers de mon chemin ! Comme je le disais, dans neuf minutes l'Eriador n'existera plus !

- Ils n'ont pas à se battre contre toi, moi si. Dit Ithrilandia en se plaçant devant le monstre de métal, l'épée dégainée. Je vais te tuer Remmenaeg, et ainsi rétablir l'honneur de ma lignée !

- Tu n'es pas seule petite ! Cria Riddor en encochant une flèche barbelée, j'ai moi aussi un compte à régler avec cette boîte de conserve, il a blessé un de mes amis, il va payer !

- Vous me faîtes rire misérables asticots, la lignée de Fornost a disparu il y a longtemps, je m'en suis chargé. Votre mort scellera définitivement son destin et dans sept minutes votre terre sera un tas de cendre, je m'excuse pour le retard occasionné !"

Sans prévenir personne, Gilserk leva sa hache et chargea le monstre dans un puissant cri de rage. L'arme heurta l'armure d'acier abîmée par le temps et explosa en morceau, le nain fut projeté en l'air et atterrit sur la pauvre Eleakittana qui tomba assommée, deux pilleurs étaient déjà hors jeu, Remmenaeg rit de plus belle. Deorolm se concentra et réussit à créer de ses mains une impressionnante tornade de feu, il la dirigea avec mal vers son ennemi, hélas celui-ci la repoussa d'un geste de la main, elle se retourna contre son créateur et redoubla de vitessa, emportant plusieurs pilleurs dans son sillage, Deorolm émit une odeur de poulet grillé et disparut aux yeux de ses compagnons. Remmenaeg déchaîna toute sa puissance, éclair magique et explosion dévastèrent les rangs des héros encore debout, il y avait du feu, des vagues d'énergie élémentaire et de maléfices partout sur le toit de la forteresse, un torrent de couleurs criardes se déversait dans le ciel, Mickael Bay approuva la scène et les pilleurs résistants se regroupèrent. Ithrilandia, Riddor, Welarmis, Anamaria, Arenna et Tuppers tenaient encore bon, mais pour combien de temps ? L'ennemi blindé s'en prit ensuite à Ithrilandia, bien décidé à détruire la progéniture de Riamul le traître. La capitaine tentait de pourfendre son ennemi, donnant de puissantes frappes d'estoc. Mais Remmenaeg ne faiblit pas, il lança un de ses éclairs magiques sur la guerrière ce qui la déstabilisa, le démon lui porta un violent coup au poignet et désarma la jeune femme qui recula d'un pas, surprise. Remmenaeg se jeta sur elle, voulant lui arracher le cœur mais un cri retentit au sommet de Fornost, Welarmis le barde s'était interposé entre la capitaine et le serviteur de Sauron. Il avait encaissé le coup à sa place. Déçu, Remmenaeg se débarrassa du chanteur écarlate en envoyant son corps meurtri valdinguer dans les décombres de sa tour. Arenna l'elfe courut au secours de son ami, il baignait dans son sang, gisant sur un tas de pierre, tremblant, le coup de son adversaire lui avait ouvert le ventre en deux. Arenna se pencha vers lui, elle remarqua que ses yeux brillaient, Welarmis, dans ses derniers instants, contemplait la belle Elenwë, sa grâce, son regard apaisant. Il bégaya, dans son dernier souffle :

« J'ai protégé les enfants...j'ai joué mon rôle...

- Accroche-toi Welarmis, vieux crétin ! Tu vas t'en sortir !

- Tend l'oreille Arenna, laisse-moi te dire adieu...

L'elfe de Vertbois approcha son visage de celui du vieux chanteur, il lui murmura quelque chose et Arenna cria :

- Gros pervers !

Elle lui retourna une claque, ce qui suffit à l'achever en douceur. Voyant le corps sans vie de l'homme qui l'a élevé, Riddor Sombrelame dégaina ses dagues et chargea le monstre, les yeux ruisselants de larmes, en compagnie des derniers pilleurs. Remmenaeg le saisit à la gorge en plein vol, rien ne pouvait l'arrêter, il ricana et dit à Riddor :

- Ainsi s'achève vos aventures, sachez que vos amis restants périront dans la douleur.

Anamaria s'était glissée derrière le lieutenant de l'Ennemi, elle sortit une dague empoisonnée et essaya de l'enfoncer le plus profondément possible dans son armure mais au dernier moment, Remmenaeg se retourna et lui envoya un sérieux coup dans la mâchoire, la mercenaire s'écroula. Tuppers hurla de colère et désespoir en jetant sa dernière javeline, l'adversaire n'avait apparemment pas vu le coup venir, le projectile le transperça de part en part mais ne lui fit pas vraiment mal, cela le mit seulement en rogne. Il saisit un lourd rocher et l'envoya sur la courageuse sentinelle. Tuppers l'esquiva de justesse mais touché par un éclat, il tomba inconscient. Remmenaeg serrait de plus en plus fort la gorge du rôdeur qui commençait à sérieusement étouffer. Il se délecta du carnage qui se déroulait devant lui, le regard rivé sur Arenna qui pleurait, effondrée sur le corps inerte de Welarmis, il sentait la vie doucement quitter le corps du rôdeur vert et en tira un fort sentiment de plaisir affreux. Soudain, une flèche étrange se planta dans son torse, surpris, il relâcha un peu prise et s'intéressa à la flèche, qui explosa. Momentanément confus, Remmenaeg chercha dans son champ de vision l'origine de ce tir désagréable, il aperçut une nouvelle silhouette encapuchonnée posée sur un rocher, il la pointa du doigt et la menaça des pires malédictions, annonçant sa mort prochaine. Mais une ombre beaucoup plus imposante sortit alors de nulle part à la grande surprise générale, elle fit pleuvoir sur Remmenaeg un déluge de coups d'épée. De l'entrée fortement endommagée par la bataille surgit une nouvelle vague de pilleurs. Alcala, Kvellhal, Oeildehibou, Lym, Ackdoin et bien d'autres se ruèrent sur l'ennemi, dirigés par Horukya et Yannchatila. Arenna sortit un peu de sa triste torpeur et demanda, d'une voix encore brisée par la perte de son vieil ami :

- Alors, vous vous êtes finalement réconciliés ?

- Oui ! On a compris que ça servait à rien de se battre pour une fille...

- Par contre, pour de l'argent ou des matières premières...

- Si Lym est heureuse ainsi, ça doit nous suffire aussi !

- Et puis, on ne doit pas oublier nos amis ! Philippe-Auguste me fera encore la tête sinon !

Acculé, Remmenaeg recula jusqu'au bord de son sinistre balcon, encerclé par les Pilleurs de l'Ombre fraîchement débarqués, il jura de tous les détruire et de s'en prendre à leurs familles et peluches quand il sentit une présence derrière lui. Au-dessus de sa tête flottait l'être le plus impressionnant qui lui eut été donné de voir. Un corps immense et musclé à l’extrême enveloppé dans un costume en lycra bleu orné d'un slip rouge, un torse saillant décoré d'un triangle d'or arborant un C rouge et imposant, des chaussons fourrés à tête porcine aux yeux clignotants, un masque de porc en plastique finement réalisé, l'apparition laissa beaucoup de monde perplexe :

- C'est un acrobate ?

- Non !

- C'est un mannequin ?

- Non !

- C'est un strip-teaseur ?

- Non ! C'est Supercochonou !

Dans un groïnk de colère, Aegharneris, heureusement transformé en Supercochonou par les valars, fit jaillir de ses yeux un rayon laser couleur jambon de Parme qui atteignit Remmenaeg en plein visage, il hurlait en perdant pied :

- Non ! Nooooooooooon ! C'est impossible !

Tombant à genoux, Remmenaeg put à peine aperçevoir la silhouette de Ithrilandia, le visage couvert de sang et de poussière, le haubert déchiré et tâché, l'épée levée pour le coup final, l'héroïne cria :

- Tu meurs maintenant ! Maudite créature !

- NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !!! Soyez maudit Pilleurs de l'Ombre !

La lame antique fendit le casque du monstre et une terrible onde de choc s'en suivit, certains pilleurs faillirent même basculer du balcon mais il n'y eut pas plus de blessés. Ithrilandia sombra à côté de son ennemi, elle sentait toute énergie la quitter. Autour d'elle, chacun reprenait doucement ses esprits, conscients de leur victoire mais aussi du fait qu'ils avaient perdu un de leur plus fidèle et joyeux compagnon, Welarmis le maître chanteur n'était plus. Les Pilleurs s’apprêtaient à partir en vitesse comme une intense lumière les éblouit, elle émanait de la capitaine de Fornost, son haubert avait viré au blanc immaculé et sa peau était devenue totalement translucide, derrière se tenaient les fantômes de Riamul, Erganir et toute son armée, elle s'exprima avec une voix surnaturelle :

- Merci Pilleurs de l'Ombre, vous avez accompli un grand exploit aujourd'hui, ma famille est à présent en paix. Vous serez à jamais les bienvenus à Fornost, sachez que le mal a été purgé dans ces terres et que désormais, la citadelle appartient aux héritiers de Riamul, aux dignes enfants de Fornost !

- Mais...tu ne viens pas avec nous ? Demanda Prymm.

- Non mes amis, ma destinée est accomplie, je vais à présent veiller sur ma forteresse, en attendant le retour du grand Royaume d'Arnor. Encore une fois je vous remercie pour ce que vous avez fait et pour tout ce que vous m'avez appris, j'ai vécu des aventures extraordinaires à vos côtés, mais je dois hélas vous dire adieu, nos chemins se séparent ici. Vous avez encore beaucoup à faire, l'Oeil vous observe encore et de nombreuses batailles vous attendent, j'espère que vous triompherez, que votre nom soit à jamais couvert de gloire !

- Notre route se croisera-t-elle encore ? Questionna Gilserk.

- Qui sait ? L'avenir reste incertain, même pour ceux qui sont morts.

- Quoi ?

Ithrilandia prit une apparence complètement fantomatique, semblable à son écuyer Erganir, les Pilleurs comprirent enfin : la capitaine était une parjure depuis le début, mais qu'en était-il de Riddor, le rôdeur fut pris d'un lourd sentiment de panique à la vue de cette transformation, mais Ithrilandia le rassura :

- Non tu n'es pas comme moi Riddor Sombrelame, Elenwë, notre mère, t'a préservé du temps quand tu étais encore un nouveau-né, c'était une puissante magicienne. Moi, j'étais déjà grande, je maniais déjà l'épée, je suis ta sœur aînée Riddor, j'appartenais à l'armée de Fornost en temps que capitaine, sous les ordres de père, je me battais pour protéger ces terres, et pour te protéger. Ces derniers temps, tu m'as rendu la pareille, je suis fière de toi petit frère.

- Je...je ne veux pas que tu partes, sans Welarmis, sans toi, je n'aurais plus de famille...

- Ivyza t'attend, ton fils t'attend à Tinnudir, emporte la victoire et retrouve tes terres. Ta lignée est forte, elle ne disparaîtra pas.

- Mon...fils ?

- Adieu dùnadan, ce fut un honneur.

- Ithrilandia...adieu !

- Adieu mon frère, adieu mes amis ! Puisse l'étoile du Nord veiller sur vous, jusqu'au dénouement de votre destin !

Ithrilandia et son armée disparurent peu à peu dans la brume, abandonnant les Pilleurs de l'Ombre au sommet de Fornost, alors que ciel se dégageait lentement et que, pour la première fois depuis bien longtemps, le soleil brillait sur Fornost. Anamaria ordonna que l'on transporte les blessés et le corps de Welarmis à l'extérieur de la citadelle, là, les Pilleurs de l'Ombre se recueillirent pendant un moment, chacun réfléchissant à la suite des événements, le silence fut brisé par la voix de Lym, qui annonça :

- Yannchatila et moi allons nous marier.

- Vraiment ? Quand ça ? Demanda Anamaria.

- Le plus tôt possible, notre avenir est incertain, nous ne voudrions pas gâcher notre chance et ne pas profiter d'un peu de bonheur. La guerre s'approche aussi de Minas Tirith, et je me dois de défendre la Cité Blanche, c'est mon devoir ! Un jour ou l'autre, je devrais repartir pour le Gondor, vous quitter pour un temps, et quitter Lym.

- C'est une décision sage, nous nous occuperons de cela à notre retour, vous avez ma bénédiction !

- Merci Anamaria, ça compte beaucoup pour nous !

- Yann, dans ma chambre, tu trouveras un arc elfique et deux dagues de Gondolin, ces armes sont à toi, considère-les comme un cadeau de mariage.

- Je...je ne sais pas quoi dire...merci mais...c'est trop !

- Elles étaient à Ivyza, elle souhaite que je te les donne. Sert-en pour tuer beaucoup d'orques, égare-les et tu le regretteras. Anamaria, non loin d'ici se trouve une petite bâtisse en ruine, que Welarmis repose près d'elle, c'est là qu'il nous a trouvé, Ithrilandia et moi, c'est là qu'il a rencontré notre mère.

- Se sera fait je te le promet, mais tu ne veux pas nous raccompagner jusqu'à notre maison ?

- Non, j'ai assez attendu, mon sang m'appelle, et me guide. Je pars pour Tinnudir, maintenant.

- Nous nous retrouverons !

- J'en suis persuadé. »

Riddor enlaça chacun de ses vieux compagnons d'aventure et souhaita le plus parfait des bonheurs à Yannchatila et Lym, il monta sur son cheval et lança un dernier adieu à sa confrérie, il se délecta d'entendre une dernière fois le cri de guerre de Gilserk, les pleurs de Eleakittana, les murmures de Dibbo et tout ce qui faisait de ces guerriers, ses amis. Sous les regards attristés mais bienveillants des Pilleurs de l'Ombre, Riddor et sa monture s'élancèrent vers l'Est.










FIN


























Epilogue :

Gauthrin poussa la porte de l'Auberge Abandonnée qui souleva une impressionnante vague de poussière, il était accompagné de Wilbarth, un hobbit aussi silencieux que futé et d'une elfe savante nommée Cormriel. Le jeune nain était à la recherche d'un quatrième compagnon pour se lancer dans l'exploration de la Moria, aux côtés de la Garnison du Fer, les aventuriers ne prirent rien à boire, connaissant la réputation de l'établissement. Ils s'assirent à une table et remarquèrent que toutes les chaises étaient vides, exceptée une. Elle était occupée par une femme aux longs cheveux noirs, cachée dans l'obscurité au fond de la salle, l'humaine portait un joli haubert bleu evendim et une longue épée à deux mains dans son dos. Intrigué, Gauthrin avança discrètement et s'installa près d'elle, il lança la conversation :

« Gauthrin, à votre service et à celui de votre famille ! Quel est votre nom si je puis me permettre ?

- Ithrilandia, enchantée !

- Ithrilandia ? Quel nom étrange ! D'où venez-vous ?

- J'ai grandi à Minas Tirith, mais j'ai été adopté. Depuis je forge mon propre destin, parcourant les routes en quête d'aventure.

- D'aventure ? Hé bien mes amis et moi-même, nous nous rendons en Eregion, là se prépare une expédition naine pour explorer les mines perdues de la Moria. Je sais que cela a l'air très dangereux mais...nous cherchons un quatrième membre, cela vous intéresserait-il ?

- La Moria ? On raconte des choses terribles à son sujet, et j'ai peur de ne pas être à la hauteur, mais si cela peut vous dépanner, pourquoi pas ? Nous pourrions dénicher un trésor ou deux ?

- Vous, vous me plaisez ! Et vous avez raison, si ce qu'on raconte sur la Moria est vrai, alors il nous faudra sûrement une armée pour la reprendre ! Une belle occasion de prouver sa valeur n'est-ce pas ? Dit le nain en souriant.

- Une armée ? Parfois un groupe de guerriers courageux et soudés peut remplacer une armée !

- Hahaha ! J'espère me battre un jour aux côtés de tels guerriers alors ! Je vais préparer les chevaux, nous vous attendons Ithrilandia ! »

La jeune femme regarda le nain heureux s'éloigner d'elle et se diriger vers la porte de bois, elle sourit. Ses yeux brillèrent soudainement d'une lueur spectrale et quand elle sortit rejoindre ses nouveaux compagnons, un courant d'air glacial parcourut l'auberge.




















Remerciements :

Un grand merci aux Pilleurs de l'Ombre, pour les moments dingues que je vis à vos côtés, que les étoiles veillent à jamais sur vous ! Merci pour vos encouragements et surtout, pour vos lectures, un merci pour mon frère, qui m'a souvent aidé et un énorme merci à tout ceux qui ont donné du temps et des neurones pour lire cette saga.

Remerciements spéciaux :

Aegharneris
(dans le rôle du Deus Ex Machina)

J.R.R Tolkien
(sans qui rien de tout cela n'aurait été possible, hé oui!)

Caféine et sucre
(pour votre soutien sans faille)

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cambrioleur/euse débutant/e
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MessageSujet: Re: Les Enfants de Fornost : épisode final   Mar 16 Juin - 1:24

Et voilà les amis ! On touche à la fin de cette merveilleuse et sublime aventure, rédigée avec passion ! geek

J'espère que cet épisode vous plaira, que cette saga vous a plu ! A bientôt sur le jeu et sur le forum pour, qui sait, de nouvelles aventures fantastiques ! cheers

Bonne lecture, et ne cessez jamais de rêver study
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MessageSujet: Re: Les Enfants de Fornost : épisode final   Mer 17 Juin - 13:13

Ouiiiiiiinnnnnnn c'est fini
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Terreur des ténèbres
Messages : 2296
MessageSujet: episode final   Mer 17 Juin - 16:51

Aha ben alors je finie avec yann ? ^^ Dommage que ça soit terminé mais c'est pas grave je suis sure qu'il y aura une autre histoire sur un de tes autres persos Smile

_________________
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Démon/Démone de l'Obscurité
Messages : 2573
MessageSujet: Re: Les Enfants de Fornost : épisode final   Dim 28 Juin - 23:56

Très bon final... Mais du coup j'ai quelques questions Surprised Est ce Welarmis est... Vraiment mort ? oO

Et Ithrilandia, du coup, elle veille sur sa forteresse, ou elle repart à l'aventure ? Surprised

_________________


"Tuer avant d'être tué"
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Les Enfants de Fornost : épisode final
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